Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

Le congé de paternité se fait attendre depuis longtemps !

La commission de la science du Conseil des Etats (CSEC-N) a débattu aujourd’hui de l’initiative populaire pour un congé paternité raisonnable et du contre-projet. Elle rejette l’initiative mais s’en tient au contre-projet pour 10 jours de congé paternité, comme l’avait fait la commission sociale du Conseil des Etats (CSSS-E). L’association « Le congé de paternité maintenant ! » se réjouit que la CSEC-N reconnaisse le besoin des familles de disposer d’un congé paternité car c’est un signe positif pour l’avenir. suite

La Suisse est le seul pays en Europe qui n’a toujours pas de congé paternité, ni payé ni non payé. La CSEC-N a décidé aujourd’hui de refuser l’initiative pour 20 jours de congé paternité à faire valoir de manière flexible durant la première année de l’enfant. La commission s’en tient au contre-projet de 10 jours de congé paternité et reconnait par-là la nécessité du congé paternité. L’association « Le congé de paternité maintenant ! » regrette la décision contre l’initiative populaire sur le congé paternité.

20 jours de congé paternité : raisonnable, finançable et facile à organiser
Maintenant, c’est au tour du Conseil national en tant que second conseil de discuter de l’introduction d’un congé paternité lors de la session d’automne. Il est clair que la Suisse a enfin besoin d’un congé paternité, digne de ce nom. Adrian Wüthrich, conseiller national et président de l’association « Le congé paternité maintenant ! » : « A l’heure où les parents sont conjointement responsables de la famille, il n’est pas nécessaire que nous discutions en Suisse de l’introduction du congé de paternité. Il appartient maintenant au Conseil national de poser enfin les jalons d’une politique familiale raisonnable ». Le congé paternité est un investissement modeste pour l’amélioration de la compatibilité entre vie familiale et professionnelle et une réponse à l’évolution des besoins sociétaux. Il est grand temps que quelque chose bouge enfin dans la politique familiale de la Suisse.

Pour plus d‘informations:

• Adrian Wüthrich, Président de l‘association « Le congé paternité maintenant ! » et Président de Travail.Suisse, Mobile: 079 287 04 93
• Maya Graf, Vice-Présidente de l‘association « Le congé paternité maintenant ! » et Co-Président d’alliance F, Mobile: 079 778 85 71
• Markus Gygli, Vice-Président de l‘association « Le congé paternité maintenant ! » et Président de männer.ch, Mobile: 079 757 79 91
• Philippe Gnägi, Vice-Président de l‘association « Le congé paternité maintenant ! » et Directeur de Pro Familia Schweiz, Mobile: 079 476 29 47

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2019 08 15 MM Vaterschaftsurlaub-Entscheid WBK-N f.docx 53 KB

15 août 2019, Linda Rosenkranz, Responsable de la communication et Thomas Bauer, Responsable de la politique sociale Drucker-icon

Les salaires doivent augmenter maintenant d’au moins 2 pourcent

Bien que l’économie s’est fort bien portée ces dernières années, les salaires des travailleurs et travailleuses n’ont qu’à peine augmenter. Ils ont même subi, au contraire, deux ans à la suite des pertes de salaires réelles en raison de l’augmentation de l’inflation. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, il faut qu’il y ait à nouveau plus d’argent dans le portemonnaie des travailleurs et travailleuses. Pour éviter une nouvelle détérioration du pouvoir d’achat, les salaires doivent augmenter d’au moins deux pourcent dans les négociations salariales de cette année. suite

Avec beaucoup d’engagement et une flexibilité accrue, les travailleurs et travailleuses ont rendu possible le boom économique actuel. Au cours des deux dernières années, l’économie a augmenté de 4.2 pourcent et, aussi cette année, les prévisions indiquent une croissance stable de 1.2 pourcent. Jusqu’ici, les travailleurs et travailleuses n’ont pas vu la couleur de cette reprise économique. Les augmentations salariales sont restées extrêmement modestes et le renchérissement les a complètement absorbées. C’est la première fois depuis dix ans que les travailleurs et travailleuses ont subi deux ans de suite des pertes de salaires réelles. Pour Travail.Suisse et ses fédérations affiliées Syna, transfair et Hotel & Gastro Union, il y a clairement un besoin de rattrapage salarial qui doit se manifester dans les négociations salariales à venir par une augmentation des salaires d’au moins deux pourcent pour la plupart des travailleurs et travailleuses.

Seules des mesures générales maintiennent le pouvoir d’achat de tous les travailleurs/euses

La part des augmentations générales de salaires a continuellement diminué depuis 2007. Alors que plus des deux tiers des mesures salariales étaient réparties de manière générale de 2007 à 2009, ce n’était plus le cas que pour un tiers de 2016 à 2018. Cela non seulement manque de transparence et est arbitraire mais renforce aussi le problème des pertes de salaires réelles pour les travailleurs et travailleuses concernés. On prévoit aussi pour cette année un renchérissement de 0.6 pourcent. Seules des augmentations salariales générales et couvrant l’ensemble de l’économie permettront d’empêcher une perte supplémentaire du pouvoir d’achat des travailleurs et travailleuses.

Des salaires féminins plus élevés soulagent la pénurie de personnel qualifié

Cette année un accent particulier doit porter sur l’augmentation des bas salaires dans les professions où travaillent majoritairement des femmes. Des salaires plus élevés pour les femmes et moins de discrimination salariale entre les sexes est une demande centrale de la grève des femmes de cette année. Avec la nécessité d’une meilleure conciliation, ce sont des conditions indispensables pour favoriser l’activité lucrative des femmes et la rendre plus attractive. Agir ainsi contribue à diminuer la pénurie de personnel qualifié.

Pour d’autres renseignements :
Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique de Travail.Suisse, Mobile: 076 412 30 53
Irene Darwich, vice-présidente, responsable du secteur tertiaire du syndicat Syna, Mobile: 079 758 08 12
Urs Masshardt, directeur d‘Hotel & Gastro Union, Mobile: 079 418 32 33
Stefan Müller-Altermatt, président de Transfair et conseiller national, Mobile: 076 332 15 26

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2019 08 13 MK-Lohnforderungen 2020 Dossier f.pdf 951 KB

13 août 2019, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

AVS : La proposition du Conseil fédéral n’est ni équitable ni capable de réunir une majorité

Le Conseil fédéral a proposé aujourd’hui de relever l’âge de la retraite des femmes à 65 ans. Il prévoit des mesures de compensation pour une génération transitoire, mais elles sont loin d’être suffisantes. Une réorganisation de la prévoyance vieillesse sur le dos des femmes n’est ni équitable ni susceptible de remporter la majorité et, suite à la grève des femmes, apparaît incompréhensible. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, rejette par conséquent la proposition du Conseil fédéral. suite

Des rentes plus faibles et des salaires plus bas pour les femmes, mais un relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans – ce calcul ne tient pas la route. Les femmes ont déjà un niveau de rentes inférieur de 37 % à celui des hommes et les salaires sont légèrement inférieurs de 20 %, bien que 8 % ne s’expliquent pas par des facteurs objectifs (discrimination salariale). Le Conseil fédéral veut maintenant adapter l’âge de la retraite des femmes à celui des hommes. « Ce calcul n’est pas faisable. Il est urgent de prendre des mesures sérieuses en matière d’égalité et de politique familiale qui mettent les femmes sur un pied d’égalité avec les hommes sur le marché du travail », déclare Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse et conseiller national. « En outre, le Conseil fédéral a proposé de limiter la génération transitoire à neuf ans. Ce serait même trop court si des mesures efficaces en matière d’égalité et de politique familiale étaient prises, ce qui n’est le cas ni pour l’égalité salariale ni pour d’autres mesures de politique familiale telles que le congé de paternité ».

Le rejet de la dernière loi sur la réforme de la Prévoyance vieillesse 2020 a montré que l’AVS ne doit pas être restructurée sur le dos des femmes pour pouvoir obtenir une majorité lors des votations. C’est pourtant exactement le cas de la proposition du Conseil fédéral. Les mesures proposées, d’un montant de 700 millions de francs, sont disproportionnées par rapport aux inégalités persistantes en matière de rentes et de salaires. La proposition de réforme n’est donc pas susceptible d’obtenir le soutien d’une majorité.

Par ailleurs, le Conseil fédéral reste beaucoup trop prudent en ce qui concerne le financement complémentaire de l’AVS, avec le taux de TVA proposé de 0,7%. La génération des baby-boomers a besoin de moyens financiers supplémentaires convaincants. C’est pourquoi Travail.Suisse revendique depuis longtemps une augmentation de 1% de la taxe sur la valeur ajoutée (en fonction du pourcentage des baby-boomers) et une contribution solidaire de la part des retraités plus aisés envers les plus pauvres. Cela pourrait également renforcer la solidarité au sein de la génération des baby-boomers.

Pour plus d’informations :
Adrian Wüthrich, Président de Travail.Suisse et Conseiller national, Mobile : 079 287 04 93
Thomas Bauer, Responsable de la politique sociale à Travail.Suisse, Mobile : 077 421 60 04

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2019 07 03 MM AHV-Botschaft-Bundesrat f.docx 47 KB

03 juillet 2019, Thomas Bauer, Responsable de la politique sociale et Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Réforme de la LPP – Résultats des négociations entre partenaires sociaux

Compromis des partenaires sociaux apporte une modernisation de la prévoyance professionnelle et garanti les prestations

Les trois organisations faîtières nationales syndicales et patronale soumettent aujourd’hui au conseiller fédéral Alain Berset leur proposition pour la réforme de la prévoyance professionnelle (LPP). Malgré la baisse du tuax de conversion minimal déterminant les rentes, le niveau de prestation actuel sera au bout du compte maintenu. Grâce à des mesures portant sur les cotisations et d’autres sur les prestations, les salarié-e-s à temps partiel et les personnes à revenus plus faibles – donc beaucoup de femmes – auront à l’avenir même des rentes plus élevées. Ce résultat est rendu possible grâce à un mix de seulement deux taux de bonifications vieillesse, d’une déduction de coordination réduire et d’un supplément de rente financé de manière solidaire, qui assure en même temps pour une génération de transition le niveau de prestation actuel.

Tous les documents se trouvent en annexe:

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190702 CP partenaire sociaux LPP f.pdf 172 KB

19 07 02 Resultats partenaires sociaux CF.pdf 129 KB

19 07 02 Rede Wuethrich f.pdf 93 KB

190702 discours Maillard.docx 79 KB

190702 MK Rede Vogt f.pdf 107 KB

02 juillet 2019, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Les salaires : En bas on rationne – en haut on se gave

Depuis plus d’une décennie, Travail.Suisse, l’organisation indépendante des travailleuses et des travailleurs, étudie l’évolution des salaires des managers. Le bilan de la 15ème enquête est mitigé, pourtant, dans la plupart des entreprises examinées, l’écart salarial continue de se creuser. Les chefs s’octroient de généreuses augmentations de salaire, alors que la pression sur les salaires, l’insécurité et la peur de perdre son poste augmentent pour les bas revenus. L’initiative adoptée contre les rémunérations abusives ne parvient pas à stopper cette tendance. Les mesures mises en œuvre dans la révision du droit de la société anonyme ne sont pas assez efficaces. suite

C’est la quinzième fois consécutive que Travail.Suisse enquête sur l’écart salarial entre les salaires les plus bas et les plus hauts, dans 26 entreprises suisses. Cette analyse met en évidence des évolutions inquiétantes.

Augmentation massive des indemnités pour les membres des directions des groupes

En comparaison avec les années précédentes, l’évolution des salaires des managers a été moins importante qu’en 2018. Alors que le niveau de rémunération des CEO reste stable par rapport à l’année dernière, les autres membres des directions des groupes ont généreusement augmenté de 7% en moyenne. Depuis 2011, les salaires à l’étage de la direction ont augmenté de 19%, alors que les travailleurs normaux ont dû se contenter, durant la même période, d’augmentations salariales de 4,3%. Au cours des dernières années en Suisse, les travailleurs ont même subi une reprise du renchérissement. « Alors qu’on freine à tout va les augmentations de salaire pour les travailleurs normaux, à l’étage de la direction, il semble que d’autres critères s’appliquent. » déclare Adrian Wüthrich, Président de Travail.Suisse. En conséquence, l’écart salarial continue de se creuser gaiement. Comme le montre l’étude sur les salaires des managers, l’écart salarial moyen dans les entreprises était, en 2011, encore de 1 à 45 et il a progressé jusqu’à 2018 pour arriver à environ 1 à 51. Cette évolution n’est pas du tout une exclusivité des plus grandes entreprises des branches financières et pharmaceutiques, on la retrouve, en effet, dans toutes les branches. Comme exemples représentatifs de cette augmentation de l’écart salarial au cours des dernières années, nous avons Helvetia avec son CEO Philip Gmür (de 1:25 à 1:37), Lonza avec son chef Richard Ridinger (de 1:40 à 1:88), ou les autres membres de la direction du groupe de Valora (de 1:12 à 1:28) ou SwissLife (de 01:35 à 01:42).

Une révision de la loi sur la société anonyme toujours inoffensive face aux salaires exorbitants des managers

La semaine dernière, le Conseil national s’est penché sur la révision du droit de la société anonyme et donc aussi sur la mise en œuvre de l’initiative contre les rémunérations abusives. À cette occasion, il a malheureusement manqué une opportunité pour lutter avec des mesures efficaces contre les salaires exorbitants des managers. Du point de vue de Travail.Suisse, ce sont les lacunes suivantes qui en sont responsables :

Le manque de transparence : La transparence reste lacunaire car à l’avenir non plus, les rémunérations des membres de la direction des groupes ne doivent pas être indiquées individuellement. Les versements supplémentaires dans les caisses de pension des membres des directions des groupes restent également un point opaque. Des rémunérations exorbitantes pour les managers sont donc mises en place, qui vont également au-delà de la carrière professionnelle.
L’approbation incohérente des bonus : Approuver des bonus avant de disposer des résultats de l’activité contredit complètement la logique d’une rémunération basée sur une prestation. Tout comme la possibilité de procéder à un vote commun sur le salaire fixe et le bonus lors des assemblées générales.
Les contournements : Les rémunérations d’entrée et de départ devraient être interdites, mais elles sont maintenues sous forme de primes d’entrée. La perte de bonus hypothétique à avenir de l’ancien employeur est compensée de manière préventive, sans prestation fournie par le nouvel employeur, précisément comme une prime d’entrée en fonction. Le maintien de versements du salaire pour des durées excessivement longues, les clauses de non-concurrence et les contrats de prestations de conseil sans transparence restent également possibles.
L’absence de limite pour les bonus : Un règlement de la part maximale des bonus par rapport à la rémunération complète brille par son absence totale. Des parts de bonus allant jusqu’à plus de 80% de la rémunération complète avec de fausses incitations correspondantes restent donc toujours possibles.

« Avec une telle mise en œuvre, l’initiative contre les rémunérations abusives reste évidemment sans effet. Le monde politique ne semble pas vouloir s’attaquer avec des mesures efficaces à cette ruée absurde sur les bonus, à l’étage de la direction et donc de lutter contre l’aggravement de l’écart salarial », continue M. Wüthrich.

Seuils de représentation des sexes, une étape nécessaire et urgente

Un événement important du débat est l’adhésion du Conseil des États aux seuils limités de représentation des sexes dans les directions des groupes et dans les conseils d’administration. Cette mesure est urgente et nécessaire, comme le montre également l’étude sur les salaires des managers de Travail.Suisse. Dans presque la moitié des entreprises examinées, les organes dirigeants sont exclusivement masculins et parmi les 208 postes dans les directions des groupes, seuls 19 étaient, fin 2018, occupés par des femmes, ce qui aboutit au chiffre scandaleux de 8.8% pour la part de femmes. « Les seuils de représentation des sexes sont une étape importante pour parvenir à une vraie égalité des sexes », déclare convaincu M. Wüthrich.

Autres informations :
Adrian Wüthrich, Président de Travail.Suisse et Conseiller national, Mobile : 079 287 04 93
Carole Furrer, Vice-Présidente des SCIV, Mobile : 079 524 66 74
Gabriel Fischer, Responsable de la politique économique de Travail.Suisse, Mobile : 076 412 30 53

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2019 06 24 MK Managerloehne DOSSIER f.pdf 1797 KB

24 juin 2019, Adrian Wüthrich, Président et Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon