Thèmes – Politique sociale – Prévoyance professionnelle

Les forces responsables s’imposent

Les deux chambres ont approuvé aujourd’hui la proposition de la Conférence de conciliation sur la réforme de la prévoyance 2020. Travail.Suisse est soulagée qu’une attitude constructive ait pu s’imposer aussi au Conseil national. Avec l’augmentation de la TVA de 0.6%, les finances de l’AVS sont au minimum assurées pour les prochaines années. Avec le supplément de rente de 70 francs et les mesures prises dans la prévoyance professionnelle, on obtient une compensation des concessions faites au sujet du taux de conversion et de l’âge de la retraite des femmes. Les deux chambres doivent maintenant confirmer leur position en vote final.
suite

Les chances sont bonnes qu’un blocage pour vingt ans de la réforme de la prévoyance vieillesse soit brisé. C’est important. Travail.Suisse s’est toujours fermement engagé pour que le niveau des rentes soit maintenu lors de cette réforme, de même qu’elle a tenu à ce que le financement de l’AVS soit assuré. Ces deux objectifs sont atteints pour les 10 à 15 prochaines années avec la réforme proposée. Certes, Travail.Suisse demande depuis longtemps que la TVA soit augmentée de plus que de 0.6 pourcents – il s’agit du pourcent des baby-boomers. Le financement supplémentaire décidé est un pas important qui va dans la bonne direction et préférable au statu quo. Avec le paquet de réformes, la fortune de l’AVS est encore suffisamment élevée jusqu’en 2030 pour couvrir les dépenses annuelles. Les réserves de l’AVS sont ainsi plus élevées que ce n’était le cas avec la proposition du Conseil fédéral. Travail.Suisse demande maintenant aux chambres d’approuver la réforme lors du vote final et ainsi de dégager le chemin pour que le vote populaire obligatoire en septembre puisse être organisé.

Travail.Suisse effectuera une évaluation définitive de la proposition lors de la séance de son Comité le 5 avril. Cette évaluation sera abordée avec un préavis favorable.

Pour plus d‘informations:
Adrian Wüthrich, Président, tél. 079 287 04 93
Matthias Kuert Killer, Responsable Politique sociale, tél. 079 777 24 69

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16 mars 2017, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

La Conférence de conciliation décide un compromis viable pour la prévoyance vieillesse 2020

Hier, la Conférence de conciliation a présenté une proposition de compromis pour la prévoyance vieillesse 2020. Avec la hausse du taux de TVA à 0,6%, les finances de l’AVS sont au moins assurées pour les prochaines années et avec le supplément de 70 francs à la rente AVS, une compensation minimale subsiste pour la baisse du taux de conversion et pour le relèvement de l’âge de la retraite. Ce compromis est une concession en faveur du Conseil national, c’est pourquoi Travail.Suisse l’invite à accepter la proposition de la Conférence de conciliation. suite

C’est par une décision serrée que la Conférence de conciliation a trouvé un compromis hier soir pour la prévoyance vieillesse 2020: la hausse de la rente de 70 francs devrait être maintenue tandis que le taux de TVA serait uniquement augmenté de 0,6%. Bien que Travail.Suisse ait depuis longtemps exigé que le taux de TVA soit augmenté d’un pourcent « baby-boomer », ce compromis semble être le résultat auquel l’on peut prétendre dans le contexte politique actuel. Malgré la réduction du financement supplémentaire par la TVA, les fonds de l’AVS sont encore suffisants en 2030 pour couvrir une dépense annuelle. C’est pourquoi Travail.Suisse en appelle au Conseil national de se rallier à ce compromis viable. « Faire couler la proposition maintenant serait absolument irresponsable » souligne Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse.

Pour plus d‘informations:
Adrian Wüthrich, Président, Tel. 079 287 04 93

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15 mars 2017, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Prévoyance vieillesse 2020: la voie praticable du Conseil des Etats

En réaffirmant son concept de réforme, le Conseil des Etats montre avec sérieux son souci d’aboutir à un projet de réforme apte à recueillir autour de lui une majorité. Par une combinaison de mesures dans le 1er et le 2ème pilier, il est possible de compenser de façon pragmatique les pertes de rentes provoquée par la baisse du taux de conversion. Le Conseil des Etats a aussi choisi de financer de manière solide l’AVS en confirmant l’augmentation nécessaire d’un point de pourcentage de TVA au minimum. suite

Une compensation des pertes de rentes par le biais des 2 piliers répartit le mieux la charge supplémentaire. La compensation partielle par l’AVS est pour Travail.Suisse une issue plus efficace et plus pragmatique pour compenser les pertes de rentes. Une rente AVS légèrement plus élevée aide à stabiliser le niveau des rentes pour tous dans une période de bas taux d’intérêt dans la LPP qui met les rentes sous pression dans la partie surobligatoire de la prévoyance professionnelle. En prolongeant à 20 ans la génération de transition, le Conseil des Etats confirme aussi son sérieux pour éviter des réductions de rentes.

Ce qui est aussi positif, c’est le fait que le Conseil des Etats, contrairement au Conseil national, veut une AVS solidement financée, avec le point de pourcentage supplémentaire de la TVA. En outre, il renonce à l’unanimité à un mécanisme d’intervention automatique dans l’AVS. Cela aurait signifié carte blanche pour de futures augmentations de l’âge de la retraite, ce qui n’aurait eu aucune chance devant le peuple. Le Conseil des Etats s’en est aussi tenu à agir avec détermination contre les primes de risques abusivement élevées des assureurs (pour les risques décès et invalidité).

Le concept du Conseil des Etats permet de conserver intactes les chances pour un projet apte à recueillir une majorité. Travail.Suisse appelle maintenant les représentants et représentantes les plus responsables des partis bourgeois au Conseil national d’assouplir leur position et d’ouvrir la voie à la réussite de la réforme.

Pour plus d’informations :
Adrian Wüthrich, Président, Tél. 079 287 04 93
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, Tél. 079 777 24 69

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07 mars 2017, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

La commission sociale du Conseil national fait fausse route

Les décisions prises aujourd’hui par la commission sociale du Conseil national sur la réforme de la prévoyance vieillesse 2020 témoignent d’œillères idéologiques. Il faut éviter à tout prix visiblement une véritable compensation des pertes de rentes dans la LPP par l’AVS. Avec les autres décisions d’aujourd’hui, l’impression prédomine que la majorité bourgeoise est prête à risquer un échec de la révision, ce qui fait preuve d’irresponsabilité. suite

La commission sociale ne semble toujours pas intéressée à une réforme de la prévoyance vieillesse apte à recueillir une majorité. Elle s’obstine largement à camper sur les décisions du Conseil national. Au lieu de compenser partiellement par l’AVS les pertes de rentes dans la prévoyance professionnelle, toutes les mesures de compensation doivent rester dans la LPP. « Cela, alors même que dans l’environnement des bas taux actuel, la compensation partielle par l’AVS serait clairement la solution la plus simple, la plus efficace et la plus compréhensible pour la population. Au lieu de suivre une voie pragmatique, la majorité de la commission est visiblement plus intéressée à une guerre de tranchée idéologique » pense Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale.

D’autres décisions de la commission montrent qu’elle ne cherche pas le maintien des prestations dans le cadre de la réforme : ainsi, on supprime les rentes pour enfants et on démantèle les rentes de veuve. La commission s’en tient aussi à un mécanisme d’intervention qui devrait conduire à un relèvement automatique de l’âge de la retraite à 67 ans. Toutes ces mesures sont mal vues, à juste titre, par la population. On a l’impression que de larges cercles sont prêts à s’accommoder d’un possible échec de la réforme. Cela va de pair avec le fait que la commission veut financer de manière insuffisante l’AVS avec seulement 0.6 pourcent supplémentaire de TVA, ce qui va à l’opposé d’une politique responsable.

Pour d’autres informations :
Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale, Tél. 079 777 24 69

13 janvier 2017, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Prévoyance vieillesse 2020: le Conseil des Etats confirme la voie praticable

Travail.Suisse, l’organisation indépendante des travailleurs et des travailleuses estime qu’il est bon signe que le Conseil des Etats ait confirmé aujourd’hui ses décisions et mis au centre de la réforme vieillesse la garantie du niveau des rentes à des coûts abordables. Grâce à une combinaison de mesures dans le premier et le second pilier, les pertes de rentes en raison de la baisse du taux de conversion minimal seront compensées d’une manière pragmatique. Le Conseil des Etats s’est aussi prononcé pour une AVS financièrement solide en se prononçant en faveur du relèvement minimal nécessaire d’un pourcent de TVA. A l’inverse du Conseil national, le Conseil des Etats a ainsi présenté un concept réfléchi de réforme de la prévoyance vieillesse. Il a amélioré une faiblesse de son concept en abaissant le niveau de la déduction de coordination pour les bas revenus. Il revient maintenant au Conseil national de se rallier enfin à une solution capable de rassembler une majorité. suite

Pour Travail.Suisse, il est essentiel que les pertes des rentes en raison de la baisse du taux de conversion minimal soient compensées. L’organisation faîtière des travailleurs et des travailleuses salue par conséquent le fait que le Conseil des Etats confirme aujourd’hui ses mesures de compensation. Une compensation via les deux piliers répartit la charge supplémentaire au mieux. La compensation partielle par l’AVS est un chemin efficient et pragmatique pour compenser les pertes de rentes. Une rente AVS un peu plus élevée aide à stabiliser le niveau des rentes en ces temps de taux d’intérêts peu élevés. Le Conseil des Etats a aussi compris qu’il doit optimiser son modèle en ce qui concerne l’amélioration de l’assurance des emplois à temps partiels. C’est pourquoi la décision du jour d’abaisser la déduction de coordination dans la LPP pour les revenus de moins de 55’000 francs est un pas important vers une solution moderne. Les femmes sont majoritairement concernées par cette amélioration. L’avenir dira si cette mesure suffira à convaincre les femmes concernées par l’augmentation de l’âge de la retraite. Ici aussi, les prestations complémentaires à la rente AVS jouent un rôle important.

Pour la génération de transition, une autre mesure compensatoire est la prime en capital dans le fond de garantie LPP, lequel finance les caisses de pension solidairement. Cette solution est meilleure et plus facile à mettre en œuvre que la solution décentralisée préconisée par le Conseil national. Il est aussi positif que le Conseil des Etats ait renoncé au mécanisme automatique d’intervention dans l’AVS. Cela aurait signifié un laisser-passer pour de futures augmentations de l’âge de la retraite et n’aurait eu aucune chance en cas de votation populaire.

Par contre, à l’instar du Conseil national, le Conseil des Etats ne s’est pas montré assez déterminé à combattre les milliards gagnés par l’industrie de l’assurance. Les deux chambres ont manqué l’occasion de placer un verrou aux milliards gagnés. D’un côté, les rentiers et les rentières ainsi que les personnes actives qui paient plus pour les mêmes prestations, de l’autre l’industrie de l’assurance qui pèse plusieurs milliards – ceci peut hypothéquer la réforme. Pour le moins, le Conseil des Etats a tenu à s’attaquer aux primes de risques (en cas de mort et d’invalidité) abusivement élevées des assureurs, contrairement à la chambre basse.

Travail.Suisse continue de suivre de près les débats parlementaires. Grâce aux propositions du Conseil des Etats, les chances de la réforme de rallier une majorité restent intactes. Il revient maintenant au Conseil national de revenir sur un chemin raisonnable. Lors de la procédure d’élimination des divergences, Travail.Suisse combattra de manière résolue toute péjoration à la charge des travailleurs et des travailleuses.

Pour plus d’informations:
Adrian Wüthrich, Président, Tel. 079 287 04 93
Matthias Kuert Killer, Responsable Politique sociale, Tel. 079 777 24 69

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13 décembre 2016, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

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