Thèmes – Formation – Formation professionnelle

Le travail pour la recherche d’un compromis a porté ses fruits

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, se réjouit que le Conseil national ait suivi le Conseil des Etats sur la question du financement de la formation, recherche et innovation 2017-2020. Ainsi, le domaine FRI aura pour les prochaines années 395 millions de francs de plus que ce que le Conseil fédéral a exigé dans son message. suite

Toutes ces augmentations sont bien fondées et nécessaires. Travail.Suisse se réjouit en particulier que grâce à l’augmentation dans la formation professionnelle les cantons seront moins mis sous pression, en particulier pour ce qui concerne le financement de la formation professionnelle de base et de projets qui promeuvent l’obtention d’un diplôme pour les adultes et le conseil de carrière et professionnel.

Il faut espérer que le Conseil national et le Conseil des Etats maintiennent cette ligne lorsque sera examiné le programme de stabilisation et ne chargent pas plus que de proportion la formation mais se satisfassent des mesures d’économie qui sont encore contenues dans cette proposition.

Pour plus d’informations :
Bruno Weber-Gobet, responsable de la politique de formation à Travail.Suisse, tél. 031 370 21 11 ou 079 348 71 67

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2016 09 15 BFI-Botschaft Nationalrat f.docx 45 KB

15 septembre 2016, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation Drucker-icon

…et c’est la formation professionnelle qui en fait les frais !

Le Conseil national a adopté aujourd’hui le message relatif à l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation (FRI). Il a aussi dès lors fixé le crédit-cadre pour la formation professionnelle pour les quatre prochaines années. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, sa décision affaiblit la formation professionnelle. suite

La formation est l’un des atouts de la Suisse, en particulier la formation professionnelle. Et il est nécessaire d’investir pour maintenir cet atout. Au cours de longues discussions, on a formulé les buts de développement nécessaires dans le domaine de la formation pour les quatre prochaines années et défini les moyens nécessaires à cet effet. Le Conseil national a rejeté maintenant les propositions de la majorité de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture (CSES-N) et accepté les propositions de la majorité de la commission financière et du Conseil fédéral. Le Conseil national a ainsi créé une contradiction entre les buts et les moyens, ce qui affectera directement de manière négative la formation professionnelle de base. « Les partis de l’économie au Conseil national ont opté pour la médiocrité dans la formation », affirme Bruno Weber-Gobet, responsable du dossier de la politique de formation à Travail.Suisse. « Nos jeunes-gens, les entreprises et aussi les travailleurs (plus âgés) ont pourtant besoin d’un système de formation de pointe pour pouvoir rester concurrentiel au niveau international ! ».

Pour d’autres renseignements :
Bruno Weber-Gobet, responsable du dossier de politique de formation, Tél. 031 370 21 11 ou 079 348 71 67

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2016 06 09 Communiqué Message FRI.docx 12 KB

09 juin 2016, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation Drucker-icon

Le défi à relever pour la formation professionnelle

En plus de la qualité, une formation professionnelle axée sur le futur doit tenir compte d’une autre donnée importante : l’actualité. Réformes et innovations doivent donc l’accompagner en permanence. La base légale de la formation professionnelle – la loi sur la formation professionnelle (LFPr) – doit elle aussi être revue et réétudiée de temps à autre. Lors de la rencontre au sommet de cette année, on est tombé d’accord pour envisager un développement ciblé de la formation professionnelle. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs, appuie avec plaisir cette décision et apporte ici une première contribution. suite

Travail.Suisse estime que différents thèmes doivent être approfondis à l’occasion d’un développement de la formation professionnelle. En voici un premier choix :

1. La loi actuelle sur la formation professionnelle (LFPr) est fortement inspirée par le manque de places d’apprentissage, qui était, au moment de son élaboration, le problème le plus pressant. Les idées se sont alors focalisées à juste titre sur sa résolution. Aujourd’hui, la donne a changé et il importe de ne pas viser seulement les jeunes, mais aussi les adultes. Dans le développement de la formation professionnelle, il faut amener des idées permettant aux jeunes, encore et toujours, mais aussi aux adultes, en tenant compte de leurs situations variées (adultes sans formation professionnelle initiale, adultes en passe de retourner sur le marché du travail, adultes en phase de changement d’activité professionnelle, adultes amenés à se repositionner après 40 ans, travailleurs de plus de 50 ans, carrières horizontales) de trouver leur chemin avec l’aide de la formation professionnelle.

2. Le chapitre 7 de la loi actuelle sur la formation professionnelle, Orientation professionnelle, universitaire et de carrière, est à coup sûr le plus mauvais. Il ne reflète en rien l’importance de ce service, son vaste champ d’exercice et les nécessaires connexions entre ses prestations. Information et orientation, telles que les prescrit la loi, ne suffisent pas. Il faut un accompagnement et des offres de soutien, dans la perspective, par exemple, d’une formation de rattrapage ou d’un nouveau positionnement professionnel. Il manque en outre des dispositions définissant le rôle des parents au moment du choix d’une profession par leurs enfants, ou celui des enseignants de l’école publique. En bref, il manque dans la loi actuelle la définition d’une mission pour ces services, orientée vers l’avenir.

3. Le 1er janvier 2017 entrera en vigueur la première loi fédérale sur la formation continue (LFCo). Elle est dite loi-cadre et, à ce titre, est supérieure à la loi sur la formation professionnelle, quand celle-ci règle des questions de formation continue. La formation professionnelle doit donc intégrer les dispositions-cadres de la LFCo. Notamment la question de savoir comment mettre en œuvre concrètement les objectifs de la LFCo (cf. art. 4), en particulier celui qui consiste à « créer des conditions permettant à chacun de suivre des formations continues ». Ces objectifs stratégiques et les mesures qu’ils impliquent manquent aujourd’hui dans la LFPr.

4. Lors de l’élaboration de la LFPr en 2002, il y a eu des discussions entre autres sur la question du financement, de la participation de la Confédération aux coûts de la formation professionnelle incombant aux pouvoirs publics. Cette part est aujourd’hui de 25%, celle des cantons, de 75%. L’élément national est aujourd’hui plus important pour la formation professionnelle que ne le montre le rapport 25/75. Par exemple, la valeur des diplômes de formation professionnelle dépend étroitement du fait que ceux-ci sont réglés au niveau fédéral. Personne ne conteste la nécessité de soigner et de maintenir le fédéralisme à l’occasion du développement de la formation professionnelle (merci aux services de formation professionnelle et aux écoles professionnelles pour leur engagement dans les cantons et les régions), mais il faut pourtant, et surtout dans les interfaces Etat-économie/ entreprises/branches, que les prescriptions fédérales s’imposent. Il est donc parfaitement indiqué que la Confédération prenne financièrement en charge une plus grande responsabilité dans la formation professionnelle.

5. Si l’on s’en tient à la seule LFPr, il manque à la formation professionnelle un véritable organe de direction stratégique, vu que la commission fédérale de la formation professionnelle, l’interlocuteur valable en la matière, est un organe purement consultatif. La formation professionnelle s’est efforcée jusqu’ici de pallier ce manque par le biais de la rencontre nationale informelle au sommet sur la formation professionnelle ou les groupes de pilotage formés avec nos partenaires – et cela, avec succès, il faut le reconnaître ici. Il convient néanmoins de soulever la question de savoir s’il faut créer à l’avenir une gouvernance entre partenaires. Y a-t-il d’autres formes légales qu’une commission fédérale de la formation professionnelle? Pourrait-on prendre pour exemple la Conférence suisse des Hautes écoles, même s’il est évident que sa forme et sa structure ne peuvent être reprises telles quelles?

Voilà donc cinq propositions relatives aux thèmes à discuter. La liste sera complétée dans un prochain article.

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2016 06 06 Herausforderungen-der-Berufsbildung f.docx 16 KB

06 juin 2016, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation Drucker-icon

Sommet national de la formation professionnelle: renforcer la formation professionnelle aussi pour les adultes

Aujourd’hui, lors du Sommet national de la formation professionnelle, des représentants de la Confédération, des cantons, de la politique et de l’économie, sous la conduite du Conseiller fédéral Schneider-Ammann, ont adopté une Déclaration programmatique sur la formation professionnelle. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, se réjouit de la réalisation de la Déclaration. Pour le futur, il est particulièrement important que l’ouvre largement les portes de la formation professionnelle aussi pour les adultes. suite

La Déclaration programmatique adoptée aujourd’hui renouvelle « les Lignes directrices de 2006 pour l’optimisation de la transition scolarité obligatoire-degré secondaire II » (voir: www.edk.ch/dyn/24187.php). Elles ont donné d’importantes impulsions au développement de la formation professionnelle, en particulier l’objectif d’atteindre jusqu’en 2015 pour les personnes de moins de 25 ans une proportion de diplômes de niveau secondaire II de 95 pourcent. La Déclaration programmatique adoptée aujourd’hui reprend ce but pour l’avenir mais fixe aussi de nouveaux points forts dans d’autres domaines, comme par exemple le processus de choix scolaire et professionnel pendant l’école obligatoire et la diminution du taux d’abandon pendant la formation professionnelle de base. Ce qui est aussi important c’est le renforcement de la formation professionnelle supérieure et l’instauration d’une attestation de compétences individuelle pour les jeunes qui ne disposent pas (encore) des bases suffisantes pour une formation professionnelle de base.

Facilitation de l‘accès aux diplômes professionnels et changement professionnel pour les adultes

« Travail.Suisse s’engage depuis longtemps pour que dans le développement de la formation professionnelle, on ouvre largement l’accès à la formation professionnelle pour les adultes », indique Jacques-André Maire, Vice-président de Travail.Suisse et Conseil national, qui ajoute aussi : « nous poursuivons notre engagement en ce sens. » Il y a encore trop d’obstacles qui rendent presque impossible pour les adultes l’obtention d’un diplôme professionnel ou d’un changement de profession. Dans le marché du travail actuel, une condition nécessaire à remplir à ce sujet est de pouvoir attester d’un diplôme professionnel. C’est pourquoi il faut soutenir et rendre possible l’obtention de diplômes professionnels pour les adultes (aussi encore après 40 ans). « Avec la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et l’accroissement de l’importance des travailleurs et travailleuses plus âgés, la formation professionnelle doit se focaliser davantage et de façon plus ciblée sur les adultes », indique Jacques-André Maire. Travail.Suisse exprime sa satisfaction que les associations faîtières de la formation professionnelle manifestent l’intention d’intensifier les mesures relatives aux diplômes professionnels et au changement de profession pour les adultes.

Pour plus d’informations:
Jacques-André Maire, Conseiller national et Vice-président de Travail.Suisse, Tel. 078 709 48 50

31 mars 2015, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation Drucker-icon

Plateforme d’apprentissage « Sécurité au travail »: sensibilisation aux questions de sécurité au travail

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, l’institut de formation ARC et la Conférence suisse des Ecoles Supérieures (C-ES) exploitent une plateforme d’apprentissage sur le thème de la « sécurité au travail ». Elle a pour but de sensibiliser les étudiants des écoles supérieures aux questions relatives à la sécurité au travail. La Suva soutient financièrement le projet. suite

Les étudiants et étudiantes d’une école supérieure se préparent à exercer une activité professionnelle dans laquelle ils seront amenés à assumer des responsabilités dans les domaines de leur spécialité et de la conduite. Ils doivent aussi, à ce double titre, faire leurs preuves en matière de « sécurité au travail », car il leur incombe, en tant que supérieur, d’assurer la sécurité au travail de leurs collaborateurs. La plateforme d’apprentissage www.arbeitssicherheit-hf.ch entend les préparer à cette tâche.

4 fois 15 questions et beaucoup d’informations

La plateforme d’apprentissage s’ouvre sur quatre histoires narrant des accidents du travail typiques, survenus dans l’industrie, l’artisanat, les services et la santé. Leur succèdent 4 fois 15 questions, auxquelles il s’agit de répondre en s’aidant des informations mises à disposition. Les questions recouvrent tout le champ de la sécurité au travail. On soulève des questions de droit et de responsabilité, on aborde celle des coûts des accidents, on évoque les possibilités de prévention et on rappelle les règles, en liaison notamment avec les travaux dangereux. On apprend aussi à connaître les organes qui s’occupent de la sécurité au travail.

Avec de telles questions, on rencontre aussi des réponses très surprenantes. Comment répondriez-vous à la question suivante? Laquelle des affirmations suivantes est-elle correcte?

• Les accidents professionnels dans les bureaux ne constituent qu’une petite partie des accidents professionnels.
• Un quart environ de tous les accidents professionnels surviennent dans les bureaux.
• Plus de la moitié de tous les accidents professionnels survient dans les bureaux.

Pour répondre à chacune des questions, vous avez de deux à six réponses à choix. L’étudiant doit décider si une ou plusieurs réponses sont correctes. Pour obtenir des informations complémentaires, il lui est possible de consulter des « infobox ». Si la réponse est fausse, une fenêtre intruse (popup) s’ouvre sur des informations complémentaires. En général, les informations utiles sont aisément accessibles. Mais pour quelques questions, l’étudiant est obligé de faire plus d’efforts, puisqu’il doit, par exemple, lire de bout en bout une brochure de la Suva. Dans les « infobox », on trouve des indications plus pointues, par exemple dans des films sur YouTube, qui aident à approfondir le thème.

Test final et certificat

Celui qui a l’impression de maîtriser le thème de la « sécurité au travail » peut aborder le test final. 40 questions lui sont posées, dont 32 doivent recevoir une réponse correcte. Pour répondre à ces questions, il ne dispose plus de l’aide des « infobox ». Et le système n’indique pas si une réponse est correcte ou pas. C’est seulement à la fin du test que l’étudiant est informé du résultat. S’il n’a pas réussi, il peut faire un second, un troisième essai, voire répéter la manœuvre jusqu’à ce qu’il ait réussi. Le test final n’est jamais le même. Le choix des questions comme leur succession changent à chaque fois. Si le test est réussi, l’étudiant reçoit un certificat.

En allemand et italien aussi

A partir d’avril 2015, la plateforme d’apprentissage est également disponible en allemand et italien. L’utilisation en est gratuite. Différentes écoles supérieures l’ont intégrée dans leur formation. Les étudiants sont par exemple invités à travailler avec la plateforme d’apprentissage, avant que le thème de la sécurité au travail soit abordé dans un cours ou un séminaire.

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15 03 26 Lernplattform-Arbeitssicherheit f.docx 18 KB

26 mars 2015, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation Drucker-icon

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031 370 2111 ou
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rosenkranz@travailsuisse.ch

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