Thèmes – Autres points forts – Migration et intégration

Fiches didactiques sur la naturalisation
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Questions et réponses pour simplifier vos démarches en 2017 et 2018

Le 1er janvier 2018, la nouvelle loi fédérale sur la nationalité (LN) et son ordonnance (OLN) entreront en vigueur. Les conditions seront plus strictes et désormais seules les personnes au bénéfice d’un permis C pourront faire une demande de naturalisation ordinaire.

Les fiches de Travail.Suisse représentent ici un outil pratique pour vous guider facilement dans vos démarches. Vous pourrez ainsi comprendre le cadre général de la procédure de naturalisation avec les principales conditions valables au niveau fédéral en 2017 et à partir de 2018. Dans le sommaire, cliquez simplement sur les fiches pour avoir rapidement accès à l’information recherchée.

Pour toute question, Travail.Suisse ainsi que votre syndicat restent à votre disposition. Excellente lecture!

>> télécharger les fiches didactiques
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Les modifications légales en faveur de l’intégration professionnelle des migrants sont bienvenues

La consultation du premier paquet de révision des dispositions d’exécution relatives à la loi fédérale sur les étrangers arrive à échéance demain. La suppression de la taxe spéciale sur le revenu et de l’obligation d’autorisation pour l’exercice d’une activité lucrative des personnes issues de l’asile va dans le bon sens. Travail.Suisse, l’organisation faitière des travailleuses et travailleurs, salue ces mesures et encourage à promouvoir davantage la formation professionnelle, l’évaluation des compétences et des qualifications. suite

Suite à l’adoption par le Parlement fin 2016 de la loi sur les étrangers et l’intégration (LEI), des durcissements ont été prévus, mais la suppression de la taxe spéciale de 10% sur les revenus de l’activité lucrative et de l’obligation d’une autorisation de travail pour les personnes admises à titre provisoire et les réfugiés a montré l’exemple d’une progression en matière d’intégration.

« Les modifications de l’ordonnance 2 sur l’asile relative au financement (OA 2) et de l’ordonnance sur l’intégration des étrangers (OIE) sont à saluer, mais doivent également permettre de garantir des conditions de travail et des salaires décents pour toutes les catégories de travailleurs et travailleuses » tient à souligner Hélène Agbémégnah, responsable de la politique de migration à Travail.Suisse. Si les mesures envisagées visent, entre autres, « à inciter les employés à davantage accepter des postes à bas salaire ou à temps partiel » tel que mentionné dans le rapport explicatif du projet de loi, il faut insister sur la nécessité de promouvoir davantage la formation professionnelle, l’évaluation des compétences et des qualifications pour permettre aux employés de s’insérer durablement ou de se réorienter sur le marché du travail pour améliorer leur niveau de vie.

Pour plus d’informations :
Hélène Agbémégnah, responsable politique de migration et questions juridiques, tél 078 760 93 73

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2017 08 15 Verordnungen Auslaendergesetz f.docx 15 KB

15 août 2017, Hélène Agbémégnah, Responsable politique de migration et questions juridiques Drucker-icon

Aucune raison ne justifie un nouveau durcissement de la loi sur l’intégration

Une initiative du canton de Saint-Gall est en passe de durcir le projet de loi relatif à l’intégration des étrangers à peine adopté par le Parlement en décembre 2016. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, n’estime pas nécessaire de remettre en question avant son entrée en vigueur une loi déjà négociée et adoptée au Parlement. D’une part, le travail législatif perd en crédibilité et, d’autre part, les durcissements prévus constitueront une nouvelle charge administrative pour les autorités cantonales sans toutefois favoriser une meilleure intégration des personnes migrantes. suite

Lors de la session parlementaire de printemps 2017, une initiative du canton de Saint-Gall visant notamment à durcir les conditions liées à l’intégration a été acceptée par le Conseil des Etats par 21 voix contre 19 contre l’avis de sa commission. Par la suite, la Commission des institutions politiques du Conseil national a également approuvé l’initiative avec une très faible majorité de 12 voix contre 11. Actuellement, cette initiative intitulée « Modification de la loi sur les étrangers. Renforcement des contraintes et de l’application de la législation en vigueur concernant l’intégration, l’aide sociale, la scolarité obligatoire et les sanctions pénales » est attribuée à une commission chargée d’élaborer les dispositions légales nécessaires.

Travail.Suisse considère comme inquiétant qu’une telle initiative ait pu recevoir un aval parlementaire aussi important, au vu de la récente adoption de la loi sur les étrangers et l’intégration (LEI) en décembre 2016. En effet, non seulement la LEI n’est même pas encore entrée en vigueur qu’elle subit déjà des durcissements, mais en plus ces durcissements ne feront que compliquer le travail des administrations cantonales sans poursuivre l’objectif d’une meilleure intégration pour les personnes migrantes. À noter également que l’initiative du canton de Saint-Gall est obsolète, puisqu’au moment de son introduction elle s’attaquait à une loi qui n’était pas encore modifiée : actuellement la plupart des durcissements prévus par l’initiative ont été pris en compte dans la révision de la LEI.

Un travail législatif remis en cause

Certains parlementaires estiment que la révision de la loi adoptée en décembre 2016 est insuffisante. Cet argument est cependant mal fondé, car cette loi a fait l’objet d’un travail parlementaire et d’un consensus sur lesquels il y a eu une votation. La remise en question de cette loi avant son entrée en vigueur – et donc avant même de pouvoir juger des effets concrets de son application – décrédibilise le travail parlementaire. Par la même occasion, la confiance accordée à ce travail perd également de sa force, puisque la majorité parlementaire obtenue pour adopter la loi est renversée en très peu de temps, avant même que la loi ne produise ses effets. Le « retournement de veste » de certains élus qui ont accepté la LEI, mais qui peu de temps après reviennent sur leur décision gâche la confiance et donne l’impression de vouloir saper en catimini une loi déjà approuvée. Durant les débats parlementaires, il a été rappelé que « les ordonnances d’application sont encore en cours de réalisation » concernant la loi adoptée en décembre 2016. L’atteinte à la sécurité du droit a aussi été évoquée : « le délai référendaire court jusqu’au 7 avril et vous voulez déjà réviser une nouvelle fois la loi. Comment la sécurité du droit, le bien le plus précieux, peut-elle être par conséquent aussi reconnue par les organes d’application du droit ? ». Par ailleurs, les motifs qui ont poussé au dépôt de l’initiative saint-galloise se basent sur un cas isolé et particulier. La dimension émotionnelle de l’initiative basée sur un fait divers correspond très peu à la réalité de la majorité des cas et ne répond, par conséquent, pas à un besoin réel.

Le travail législatif est ici remis en cause non seulement par le processus législatif qui est court-circuité avant l’entrée en vigueur d’une loi adoptée, mais aussi à travers la trop grande légitimité donnée à une initiative basée sur un cas unique. Il apparaît disproportionné de vouloir sanctionner un cas exceptionnel en durcissant une loi qui, elle, s’applique de manière générale.

Les mesures pour renforcer l’intégration doivent être renforcées

En plus du travail législatif remis en cause, c’est également l’efficacité des mesures proposées dans l’initiative qui pose problème. La volonté de rendre obligatoire et systématique la conclusion de conventions d’intégration avec les personnes migrantes au niveau national s’avère être éloignée de la réalité du terrain. La nécessité de conclure des conventions d’intégration n’existe pas dans la grande majorité des cas. S’il fallait rendre automatique la conclusion d’une convention d’intégration pour toutes les personnes migrantes, cela entraînerait des charges administratives disproportionnées et non souhaitées par les autorités cantonales. Parmi les cinq mesures prévues dans le cadre de l’initiative de Saint-Gall, trois ont fait l’objet de discussions dans le cadre de la mise en œuvre de la LEI. Celle-ci prévoit que les conventions d’intégration peuvent s’appliquer en cas de besoin et non de manière systématique ; qu’il est possible de révoquer un permis si la convention n’est pas respectée sans motif valable ; que l’autorisation d’établissement peut être remplacée par une autorisation de séjour dans certains cas où les critères d’intégration ne sont pas respectés. Ces mesures ne constituent d’ailleurs pas un encouragement direct à l’intégration, mais sont des sanctions qui peuvent être prises à l’égard des personnes migrantes. Un nouveau durcissement de ces sanctions ne s’avère pas nécessaire, dans la mesure où elles peuvent également exercer une pression nuisible à l’intégration. Or, l’objectif premier de la LEI est justement de renforcer l’intégration et de diminuer les coûts lié à l’aide sociale. Travail.Suisse estime, au vu de tous les éléments évoqués, qu’il n’existe aucune raison justifiant un durcissement de la LEI. Il faudrait davantage mettre l’accent sur des mesures de soutien et d’encouragement à l’intégration. Le financement de cours de langue et le soutien à la formation continue pour se réintégrer ou se réorienter sur le marché du travail sont des exemples de mesures à promouvoir. Les durcissements prévus par l’initiative de Saint-Gall sont davantage marqués par la volonté de limiter l’immigration, plutôt que par la volonté de favoriser l’intégration. Il est, par conséquent, nécessaire de veiller à ne pas vider la LEI de son sens en intégrant de nouvelles mesures restrictives, mais de développer des moyens qui auront un réel effet positif sur l’intégration des personnes migrantes.

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2017 06 12 Non-au-durcissement-de-la-loi-sur-l-integration f.docx 23 KB

12 juin 2017, Hélène Agbémégnah, Responsable politique de migration et questions juridiques Drucker-icon

À l’aune d’un marché du travail mouvant, comment optimiser la formation des jeunes migrants ?

La mise en œuvre des objectifs définis dans le cadre de la formation post-obligatoire des jeunes migrants et de leur intégration sur le marché du travail nécessite une augmentation des ressources financières. Actuellement, une motion au Parlement veut inciter les jeunes migrants à achever une formation du degré secondaire II. Sachant que l’intégration dépend aussi du contexte familial et social, Travail.Suisse, l’organisation faitière indépendante des travailleurs et travailleuses, propose une grille de lecture des défis actuels incluant l’évolution du marché du travail numérique et les répercussions des changements législatifs actuels sur l’intégration. suite

La mise en œuvre et le financement des mesures de formation pour les adolescents et les jeunes adultes arrivés tardivement en Suisse répondent à un besoin actuel. La proportion du nombre de jeunes migrants sur l’ensemble de la population migrante tend vers une augmentation. Par ailleurs, un investissement dans la formation des jeunes migrants arrivés en Suisse par le biais du regroupement familial ou par celui de l’asile devrait aussi faciliter leur intégration sur le marché du travail. Dans ce contexte, une motion a été déposée en novembre 2016 auprès du Parlement fédéral pour inciter les jeunes migrants arrivés tardivement en Suisse à achever une formation du degré secondaire II. Cette motion déposée par la Commission de la science, de l’éducation et de la culture a été débattue pour la première fois au sein du Conseil national le 7 mars 2017 pour être approuvée par 108 voix contre 70. Elle propose principalement d’augmenter les prestations en matière d’intégration et de financer des prestations d’intégration supplémentaires au moyen du budget du Secrétariat d’Etat aux migrations. Travail.Suisse soutient cette motion qui devrait assurer un apport financier mieux adapté à la situation des jeunes et jeunes adultes dont la situation légale et personnelle offre des perspectives de rester à long terme en Suisse. Plus tôt la prise en charge sera effectuée dans le parcours éducatif et professionnel d’une personne, meilleures en seront les perspectives sur le marché du travail.

L’atteinte des objectifs dépend du financement, mais aussi d’autres mesures

En 2016, la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) a fait une déclaration en accord avec le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) et le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) sur les principes d’une intégration durable dans le marché du travail et dans la société des adolescents et jeunes adultes arrivés tardivement en Suisse. L’objectif stratégique étant celui de permettre que 95% de tous les jeunes de 25 ans en Suisse possèdent un diplôme du secondaire II, la CDIP, le SEFRI et le SEM ont considéré important d’inclure aussi les jeunes migrants. Ces jeunes sont pris en compte, pour autant qu’ils aient légalement et personnellement la perspective de résider à long terme en Suisse et qu’ils possèdent le potentiel et la motivation pour obtenir un diplôme. À ce titre, deux règles font office de référence : « une formation avant un travail » et « un travail avant l’aide sociale ». Or, selon Travail.Suisse, une question primordiale se pose en amont : Comment favoriser au mieux la motivation et mettre en valeur les capacités de chacun ? Car s’il est aisé d’admettre que la qualité de la formation en Suisse est un atout majeur, il convient aussi de prendre en considération le contexte social et familial des jeunes et jeunes adultes migrants. Dans ce contexte, la situation légale et sociale des parents joue un rôle important. La précarité et l’instabilité des parents peuvent avoir une influence négative sur le processus scolaire et les capacités de l’enfant. Les notions de « vouloir » et « pouvoir » sont donc des éléments à relativiser et à distancer de l’unique responsabilité des jeunes en formation.

Pour renforcer la volonté et la capacité des jeunes migrants dans leur parcours de formation, il est indispensable d’envisager également de l’aide et de l’accompagnement dirigés à l’attention des parents. Ces mesures constituent certes un coût pour leur mise en œuvre, mais répondent également à un besoin actuel. Parmi la population des jeunes migrants certains sont issus du regroupement familial et d’autres du domaine de l’asile. Certains jeunes sont également des mineurs non-accompagnés. Dans le domaine de l’asile, la situation des permis F et des réfugiés reconnus est souvent précaire, notamment à cause de leur statut légal. Il est donc urgent de prendre des mesures politiques pour améliorer les conditions de ces statuts. Avec l’adoption de la nouvelle loi fédérale sur les étrangers et l’intégration (LEI), des améliorations ont été apportées pour faciliter l’accès au marché du travail des personnes avec un permis F et des personnes réfugiées. Or, ces améliorations occultent les durcissements pris à l’encontre des personnes au bénéfice d’une autorisation de séjour (permis B) et de celles au bénéfice d’une autorisation d’établissement (permis C). La pratique des autorités dans l’examen des cas concrets devrait donc prendre en considération les efforts déployés dans le cadre de la formation des jeunes migrants pour ne pas prétériter, dans les sanctions prises à l’égard des parents, leur processus scolaire. L’insécurité légale et les pressions administratives infligées aux parents auront aussi des répercussions négatives sur l’ensemble de la famille et influenceront la volonté et les capacités des jeunes dans leur processus scolaire. Des mesures sont donc nécessaires pour aider et accompagner les parents dans leur apprentissage d’une langue nationale, leur compréhension du système scolaire suisse et pour également les inciter à soutenir leurs enfants dans la réussite de leur formation.

Une concurrence plus accrue sur le marché du travail

Après la formation, vient logiquement l’accès au marché du travail. Dans les perspectives à venir, la numérisation du marché du travail est une réalité qui se profile à grande vitesse et qui touche toute la population indépendamment de son origine. Il n’en demeure pas moins que la situation particulière des migrants peut renforcer ou diminuer certains effets que la numérisation est amenée à produire sur la concurrence existante dans le monde du travail. Des études prédisent la suppression de plusieurs emplois – il est essentiellement question des emplois dont les tâches sont répétitives – qui seront en partie substitués par les outils des nouvelles technologies. La disparition de certains métiers en créera de nouveaux, mais avec une tendance vers davantage de pertes d’emplois. Dans cette perspective, Travail.Suisse souligne l’importance de garantir et de maintenir des conditions de vie respectable pour tous. Pour reprendre les deux principes déjà énoncés que sont « une formation avant un travail » et « un travail avant l’aide sociale », un troisième principe énoncé sous forme de question devrait aussi avoir son importance : « quelle formation pour quel travail et à quelles conditions ?».

Travail.Suisse préconise à cet effet de diminuer la concurrence qui existe entre les différents statuts de migrants pour éviter davantage de dumping salarial et garantir des salaires décents. À cet égard, il est nécessaire au niveau politique de combattre les durcissements légaux qui ont un impact sur la stabilité du séjour des personnes migrantes et de prendre en considération la situation de l’ensemble de la famille dans les prises de décisions des autorités qui appliquent les lois en vigueur. Par ailleurs, la formation des jeunes doit aussi prendre en compte les nouveaux défis qui s’imposent sur le marché du travail. Permettre aux jeunes migrants d’exercer un travail conforme à leurs qualifications impliquera également une collaboration des employeurs et leur implication dans l’encouragement à l’intégration. Pour terminer, la valorisation des atouts de la migration dans le cursus scolaire et sur le marché du travail profitera à tous et apportera la stimulation nécessaire pour renforcer davantage le système de formation pour les jeunes migrants et suisses.

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2017 03 13 Comment-optimiser-la-formation-des-jeunes-migrants f.docx 25 KB

13 mars 2017, Hélène Agbémégnah, Responsable politique de migration et questions juridiques Drucker-icon

Réunir la force des destins communs
pour construire la Suisse de demain

À l’heure des slogans et des affiches, une image polémique a réussi à s’infiltrer au cœur de la campagne sur la naturalisation facilitée de la 3ème génération pour égratigner le bon sens commun des électeurs et électrices. L’urgence de reposer une question essentielle est devenue évidente : mais quel visage ont véritablement les jeunes de la 3ème génération ? C’est pour tenter d’y répondre que Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a réalisé en collaboration avec d’autres organisations une vidéo regroupant deux témoignages de personnes concernées par la votation du 12 février prochain. On y découvre aussi des destins de vie qui composent l’identité de la Suisse actuelle et de celle de demain. suite

Le 12 février prochain, nous voterons sur la possibilité donnée aux jeunes étrangers et étrangères de la 3ème génération de suivre une procédure de naturalisation plus simple que celle prévue pour la génération des parents et grands-parents. Pour saisir le véritable enjeu de cette votation, il est donc primordial de comprendre quelles sont les personnes concernées, leurs liens avec la Suisse et les avantages qui profiteraient à l’ensemble de la société si le « OUI » sortait des urnes. Pour rappel, la naturalisation facilitée concerne des jeunes nés en Suisse, dont les parents et grands-parents ont aussi vécu en Suisse. La naturalisation ne sera pas automatique et ne pourra être demandée que jusqu’à l’âge de 25 ans. Ces jeunes devront, ainsi qu’un de leurs parents, posséder un permis C et avoir suivi 5 ans de scolarité obligatoire en Suisse. Les conditions sont strictes et limitent par conséquent le nombre de personnes concernées. Tout le monde ne pourra pas accéder à une telle demande et les critères imposés auront pour conséquence de ne viser que des personnes déjà intégrées. D’après une récente étude réalisée par l’Université de Genève, les principaux groupes de nationalités concernées touchent d’abord les jeunes Italiens, les personnes originaires des Balkans, les Turcs, les Espagnols et les Portugais. Pour donner une image et des exemples de jeunes remplissant les critères de la naturalisation facilitée, Travail.Suisse a produit une vidéo (uniquement disponible en version allemande) en collaboration avec le syndicat Syna, Jeunesse.Suisse, le Conseil Suisse des Activités de Jeunesse (CSAJ) et Albinfo.ch :https://youtu.be/SJ5IvjyX9sI. Deux jeunes de la 3ème génération y racontent leur lien avec la Suisse et leur motivation à demander la naturalisation. D’autres interventions expliquent également les raisons qui justifient de voter « OUI » le 12 février prochain.

« En Italie, je suis une étrangère […] Mais je me sens Suissesse »

Les jeunes de la 3ème génération viennent de Suisse et n’ont pas migré. Leur histoire et leur destin ne sont pas identiques à ceux des générations précédentes qui, en tant que parents et/ou grands-parents, ont quitté leur pays pour en rejoindre un autre. Ces jeunes partagent le même destin que des jeunes Suisses ou des Suissesses né-e-s en Suisse. Comme l’explique Vanessa dans la vidéo, elle se sent Suissesse même si sa nationalité est italienne : « quand je vais voir ma famille en Italie, je suis une étrangère et quand je suis en Suisse, je suis automatiquement considérée comme une étrangère par mes ami-e-s. Mais je me sens Suissesse ». Denise renchérit en déclarant : « malgré mes origines italiennes et espagnoles, je me sens en Suisse comme chez moi ». À l’image de ces témoignages, les enfants et petits-enfants d’immigrés qui s’expriment parfaitement dans une langue nationale, sont nés en Suisse et viennent de Suisse. Ce sont leurs parents ou grands-parents qui ont migré et viennent d’ailleurs. Eux, ils sont bel et bien Suisse-sse-s. Dans ce contexte, l’intégration de la 3ème génération n’est plus à prouver : il faut la reconnaître ! Il est donc justifié que les jeunes n’aient plus à prouver leur intégration dans le cadre de la procédure de naturalisation et que cette procédure soit allégée par rapport à celle prévue pour leurs parents et grands-parents. Une réflexion d’un citoyen Suisse qui apparaît aussi dans la vidéo corrobore cette idée : « je pense que si l’on est issu de trois générations installées en Suisse, on est bien intégré. C’est pour ça qu’on devrait pouvoir se naturaliser plus facilement ». Il mentionne également les appréhensions que pourrait provoquer de façon injustifiée l’épreuve d’un test d’intégration chez une personne déjà intégrée : « ça peut être un obstacle si on est bien intégré et que l’on doit passer un test. On peut avoir la pression de réussir et la peur d’échouer ». Dès lors, la facilitation de la procédure pour les jeunes de la 3ème génération permet aussi de faciliter l’accès à une demande de naturalisation par la suppression d’éventuels obstacles émotionnels.

Comment imaginer l’avenir sans reconnaissance ?

Si le nombre de jeunes de la 3ème génération remplissant les critères pour une naturalisation facilitée s’estime actuellement à 25 000 personnes âgées entre 9 et 25 ans, alors il représente véritablement un potentiel pour la société suisse. Ces personnes ne sont pas destinées à quitter la Suisse et y resteront. Comme l’évoque Denise : « Je suis née ici, je suis allée à l’école ici et j’y ai suivi ma formation. Je travaille ici. Je veux vieillir en Suisse et ne veut pas partir ». Faciliter l’accès à la naturalisation de personnes intégrées renforcera, par la même occasion, le tissu social et professionnel qui contribue à l’essor économique de la Suisse. L’analyse de l’histoire nous présente toujours une piqûre de rappel avec l’existence des travailleurs saisonniers et des autres migrants qui ont participé à la construction de la Suisse actuelle. Par ailleurs, la reconnaissance des jeunes de 3ème génération qui passe aussi par l’octroi de droits civiques permettra d’élargir la participation politique de la population et de renforcer le système démocratique. Vanessa témoigne de cette volonté de participer politiquement : « je me sens Suissesse […] et j’aimerais participer aux votations politiques qui concernent le pays auquel j’appartiens ». De l’avis d’une citoyenne helvétique qui s’exprime à la fin de la vidéo : « il est absolument nécessaire de faire partie de la société en n’ayant pas seulement des devoirs mais aussi des droits ».

Alors si le véritable visage des jeunes de la 3ème génération est maintenant dévoilé, une autre question fondamentale s’impose. Si les jeunes de la 3ème génération et les jeunes Suisses et Suissesses partagent un destin commun qui est celui de rester en Suisse et d’en faire partie, pourquoi ne pas réunir ces forces pour construire la Suisse de demain ?

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2017 01 24 Erleichterte Einbürgerung f.docx 25 KB

24 janvier 2017, Hélène Agbémégnah, Responsable politique de migration et questions juridiques Drucker-icon

Quel visage et quelle voix ont les jeunes de la 3ème génération ?

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a produit une vidéo actuellement disponible sur youtube en collaboration avec le syndicat Syna, Jeunesse.Suisse, le Conseil Suisse des Activités de Jeunesse (CSAJ) et Albinfo.ch. Cette vidéo donne la voix à deux jeunes de la 3ème génération et montre l’exemple de personnes nées en Suisse qui se sentent appartenir à ce pays. D’autres interventions dans la vidéo expliquent également les raisons qui justifient de voter «OUI » le 12 février prochain. suite

À l’heure des votations du 12 février, la population pourra décider si elle souhaite faciliter la naturalisation des jeunes de la 3ème génération de moins de 25 ans. Plusieurs conditions strictes conditionnent la possibilité de demander la naturalisation facilitée, mais pour véritablement comprendre l’enjeu des votations, il est avant tout nécessaire de comprendre qui sont les jeunes de la 3ème génération concernés pouvant déposer une telle demande. Dans ce contexte, la vidéo réalisée https://youtu.be/SJ5IvjyX9sI (en allemand seulement) montre deux témoignages de jeunes de la 3ème génération, leur lien avec la Suisse et les motivations qui les poussent à vouloir obtenir la nationalité suisse.

Travail.Suisse ainsi que les autres organisations partenaires de la vidéo considèrent que la naturalisation facilitée des jeunes de troisième génération de moins de 25 ans constitueraient une chance pour notre société. Leur naturalisation serait une véritable opportunité pour élargir leur participation politique et reconnaître celles et ceux qui construisent la Suisse de demain. D’après une récente étude de l’Université de Genève, les jeunes de 3ème génération âgés de moins de 25 ans se compteraient au nombre de 25 000. Ces jeunes sont né-e en Suisse, y ont suivi toute leur scolarité, y travaillent, ont des parents et grands-parents intégrés.

Pour plus d’informations :
Hélène Agbémégnah, responsable politique de migration et questions juridiques, tél 078 760 93 73
Selina Tribbia, responsable du service migration du syndicat Syna, tél. 078 741 48 14
Roman Helfer, Président de Jeunesse.Suisse, tél. 079 540 78 37
Annina Grob, Secrétaire générale ad interim du Conseil Suisse des Activités de Jeunesse (CSAJ), tél. 031 326 29 36
Bashkim Iseni, Directeur de Albinfo.ch, tél. 021 349 40 28

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2017 01 12 Votation vidéo fr.docx 48 KB

12 janvier 2017, Hélène Agbémégnah, Responsable politique de migration et questions juridiques Drucker-icon

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