Médias – Conférences de presse

Il est possible d’augmenter les salaires malgré un franc surévalué

La décision de la Banque nationale de supprimer le cours plancher au début de l’année et la forte surévaluation du franc pénalisent l’environnement économique de la Suisse. Dans les entreprises dont l’existence est menacée par le cours du franc, la protection des emplois est au premier plan. Les derniers chiffres montrent cependant que dans de nombreuses branches, les augmentations salariales sont tout à fait possibles, qu’une large crise économique n’est pas à craindre et que le produit intérieur brut affiche même une croissance modérée pour 2015. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses et les fédérations affiliées, Syna, transfair et Hotel&Gastro Union réclament, pour cette raison, que le gel des salaires reste une exception durant l’automne salarial et que la plupart des travailleurs et travailleuses se voient accorder des augmentations salariales entre 0.5 et 1.5%. suite

Le franc surévalué met les entreprises face à de grands défis. C’est en particulier le tourisme et les entreprises de l’industrie à l’exportation qui sont touchées par les difficultés. Pour les entreprises concernées dont l’existence est menacée, des solutions de partenariat social sont proposées pour protéger les emplois. Dans ces situations d’exception, il est possible de renoncer à une augmentation salariale comme contribution supplémentaire à la protection des emplois.

Une large crise économique n’est cependant pas à craindre et le SECO prévoit même pour 2015 une croissance économique de 0.8% et de 1.6% pour 2016. Des augmentations salariales sont donc tout à fait possibles malgré une année 2015 exigeante.

Des augmentations salariales entre 0.5 et 1.5% pour la plupart des travailleurs et travailleuses

Depuis 2010, les augmentations salariales ont été très modérées malgré un développement économique favorable. Il est d’autant plus important qu’aujourd’hui, dans une période économiquement plus difficile, des augmentations salariales soient accordées de manière continue. Cela correspond à la tradition en Suisse : Des augmentations modérées dans les années prospères mais ininterrompues dans les périodes difficiles.

Les études sur les salaires des managers effectuées par Travail.Suisse montrent que l’écart entre les salaires a fortement augmenté au cours des années précédentes. Alors que les étages supérieurs ont multiplié leurs parts du gâteau, les travailleurs et travailleuses n’ont eu que quelques augmentations minimes, en guise de miettes. Seules des augmentations salariales régulières pour tous les travailleurs et travailleuses garantissent une répartition équitable de la richesse et soutiennent la cohésion sociale dans la société.

La surévaluation du franc entraîne aussi un recul du renchérissement, en 2015. Pour Travail.Suisse, cela offre la possibilité, avec l’augmentation des salaires minima, d’effectuer une augmentation réelle et sensible des revenus les plus bas. Seule une croissance réelle des salaires profite à l’économie par l’augmentation du pouvoir d’achat et renforce la conjoncture dans son ensemble au moyen d’un renforcement de la consommation privée. A côté de cela, il faut aussi mettre l’augmentation des salaires des femmes au centre de nos préoccupations. Le dialogue sur l’égalité des salaires effectué sur une base volontaire a échoué sans résultat. Il faut désormais prouver que l’égalité des salaires entre hommes et femmes ne reste pas uniquement lettre morte dans la Constitution, mais qu’elle sera poursuivie activement durant l’automne salarial 2015. Dans le même temps, le Conseil fédéral est prié de présenter enfin les mesures plus efficaces, promises depuis longtemps, pour lutter contre l’inégalité salariale.

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et les fédérations affiliées, Syna, transfair et Hotel&Gastro Union réclament pour cette raison que le gel des salaires reste une exception durant l’automne salarial et que la plupart des travailleurs et travailleuses se voient accorder des augmentations salariales entre 0.5 et 1.5%.

Plus d’informations:
• Gabriel Fischer, Responsable de la politique économique Travail.Suisse, Tél. 076 412 30 53
• Arno Kerst, Président de Syna, Tél. 079 598 67 70
• Eric Dubuis, Membre de la direction et secrétaire romand d’Hotel & Gastro Union, Tél. 079 290 76 26
• Stefan Müller-Altermatt, Conseiller national et président du syndicat transfair, Tél. 076 332 15 26

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2015 08 11 MK-Lohnforderungen-2016 Redetext-Fischer TravailSuisse f.docx 26 KB

2015 08 11 MK-Lohnforderungen-2016 Redetext- A Kerst Syna f.docx 46 KB

2015 08 11 MK-Lohnforderungen-2016 Redetext Mueller-Altermatt transfair f.docx 34 KB

2015 08 11 MK-Lohnforderungen-2016 Redetext-Dubuis Hotel Gastro Union f.docx 520 KB

11 août 2015, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

Les salaires exorbitants des managers restent une réalité avec des conséquences politiques dramatiques

Depuis plus d’une décennie, Travail.Suisse analyse le développement des salaires des managers. La conclusion du onzième bilan annuel est affligeante : L’initiative contre les rémunérations abusives n’a eu aucun impact sur le montant des salaires des managers. Les indemnités d’entrée et de départ continuent bon train grâce aux possibilités de contourner l’ORAb. Malheureusement, aucune modération n’a été constatée au cours de l’année dernière, en ce qui concerne la rémunération des managers. Le décalage entre la population et l’économie se poursuit et les responsables politiques sont sollicités pour trouver des mesures nouvelles, corrigeant ce développement inquiétant. suite

C’est la onzième fois consécutive que Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs, examine l’écart entre les salaires les plus hauts et les plus bas, dans 27 entreprises suisses. L’analyse confirme une situation connue et inquiétante.

Les salaires des managers caracolent à un niveau élevé

On constate un développement mitigé dans les rémunérations des très hauts salaires : On trouve des réductions côtoyant des augmentations significatives. Mais dans l’ensemble, les salaires des managers caracolent à un très haut niveau. En 2014, l’entreprise pharmaceutique Roche se distingue avec une première place peu glorieuse autant pour l’écart salarial de 1 à 253 pour le président sortant du conseil d’administration, Franz Humer, que pour le CEO, Severin Schwan, avec un rapport salarial de 1 à 230. Le résultat pour les autres membres de la direction du groupe saute, lui aussi, particulièrement aux yeux : « Dans trois quarts des entreprises, les rémunérations pour la direction du groupe ont fortement augmenté, depuis 2011, d’un taux moyen considérable de 18% », constate Gabriel Fischer, responsable de la politique économique de Travail.Suisse.

L’initiative contre les rémunérations abusives a raté sa cible et est facile à contourner

Les résultats montrent clairement que l’initiative contre les rémunérations abusives n’a pas eu une influence modératrice sur le montant des salaires des managers. Dans les assemblées générales, des votes ont effectivement lieu sur le dédommagement du management, mais ces votes ont lieu, dans leur grande majorité, en réunissant les parties fixes et variables (bonus) et de manière prospective, donc à l’avance. « Les indemnités d’entrée sans contrepartie et les indemnités de départ convenues sur contrat sont, il est vrai, interdites aujourd’hui. Mais les primes d’entrée, qui rachètent le transfert des managers en fonction du plan de bonus de l’employeur précédent sont autorisées comme auparavant, tout comme le maintien du versement du salaire, ou des mandats de conseillers pour un montant de plusieurs millions après la fin de l’activité professionnelle dans l’entreprise », dit Fischer.

Les responsables politiques doivent prendre des mesures pour rétablir la confiance

Le développement des salaires des managers a contribué à la perte de confiance de la population vis-à-vis de l’économie. L’adoption de l’initiative contre les rémunérations abusives et plus encore de celle de l’initiative contre l’immigration de masse montrent bien les conséquences politiques imprévisibles de ce développement. Les responsables politiques doivent d’urgence prendre des mesures dans les domaines suivants pour rétablir la confiance :

Révision efficace du droit de la société anonyme : Dans la révision sur le droit de la société anonyme, les échappatoires et les possibilités de contournement pour les indemnités d’entrée et de départ doivent obligatoirement être bloquées et il faut prescrire un vote rétrospectif de l’assemblée générale sur les bonus des managers.
Transparence fiscale pour les très hauts revenus : Comme la limitation des très hauts salaires n’obtiendrait pas la majorité politique et que le renforcement du droit de la société anonyme ne va pas résoudre le problème, il faut augmenter l’utilité des hauts salaires pour la société. Il faut une transparence fiscale pour les très hauts revenus et une discussion politique sur une contribution de solidarité.
Protéger les salaires et les emplois : L’idée qu’en haut de l’échelle les salaires continuent gentiment de monter et qu’en bas de l’échelle, la pression sur les salaires et la peur des restructurations augmentent, contribue de manière essentielle au malaise existant au sein de la population. Il faut une meilleure protection des salaires et des emplois.
Mettre fin à la politique fiscale basse pour les entreprises : Une baisse radicale de l’impôt pour les entreprises est prévue par la réforme sur l’imposition des entreprises III. Ce sont en premier lieu, la classe moyenne et les travailleurs avec de bas revenus qui vont subir la réduction des prestations due à la perte de recettes fiscales des pouvoirs publics. Il faut rectifier cette politique fiscale.

Pour d’autres informations :

• Martin Flügel, Président Travail.Suisse, 079 743 90 05
• Jacques-André Maire, Conseiller national et vice-président de Travail.Suisse, Tél. 078 709 48 50
• Gabriel Fischer, Responsable de la politique économique Travail.Suisse, Tél. 076 412 30 53

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2015 06 22 MM Managerloehne f.docx 16 KB

2015 06 22 Managerloehne Vertrauen-beschaedigt-pol-Massnahmen-noetig Redetext M-Fluegel f.docx 18 KB

2015 06 22 Managerloehne Redetext J-A-Maire f.docx 17 KB

2015 06 22 Managerloehne Hohes-Niveau-uneinheitliche-Entwicklung Redetext G-Fischer f.doc 43 KB

2015 06 22 Managerloehne 11te-Durchfuehrung-der-Studie Redetext A-Marty f.docx 20 KB

2015 06 22 Beilagen Managerlohnstudie def f.pdf 154 KB

22 juin 2015, Martin Flügel, Président Drucker-icon

Privilégier la paternité par rapport au déménagement

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendantes des travailleuses et des travailleurs, étudie depuis des années la pratique d’entreprises privées et publiques en matière de congé paternité. Cette année, elle a analysé 46 conventions collectives de travail, auxquelles env. 1,5 millions de travailleurs sont assujettis. Conclusion sous forme de douche froide : l’attribution d’un congé paternité digne de ce nom demeure l’exception – plus de la moitié des travailleurs concernés par cette étude sont même assujettis à une CCT qui prévoit un seul jour de congé. suite

Aujourd’hui, la législation suisse offre à un nouveau papa un congé de même durée que pour un déménagement, c’est-à-dire un jour. Or, d’innombrables sondages et une acceptation plus grande par les milieux politiques fédéraux établissent que cette pratique n’est pas en accord avec son époque. Il est grand temps d’ancrer le congé paternité dans la loi.

Déception aussi du côté des conventions collectives de travail

En économie et en politique, il est coutumier de rappeler que les partenaires sociaux sont libres d’édicter des règles qui aillent plus loin. Et de souligner que les pères reçoivent de facto déjà plus de jours de congé que la loi ne le prévoit. Après avoir analysé, ces dernières années, les conditions existantes chez les employeurs publics, Travail.Suisse s’est penché cette année sur la situation du congé paternité dans l’économie privée et a examiné les 46 principales conventions collectives de travail (CCT), qui protègent env. 1,5 millions de travailleurs. La conclusion est pour le moins décevante : Plus de la moitié des travailleurs concernés par l’étude sont même soumis à une CCT qui n’accorde qu’un seul jour de congé. Il est significatif que les pères qui bénéficient de cinq jours de congé passent pour de grands « gagnants » – les seules à offrir davantage sont de grandes entreprises.

La taille fait la différence

Comme le montre l’analyse de Travail.Suisse, l’écart n’existe pas entre les patrons du privé et du public, mais plutôt entre les grandes et les petites entreprises. Ce n’est pas le fait du hasard : Les grandes entreprises disposent de moyens financiers plus importants. Pourtant, le congé paternité payé ne devrait pas dépendre du lieu de travail du papa. « C’est pour cela que depuis des années, nous nous engageons en faveur d’un congé paternité payé de vingt jours, choisis librement », explique Matthias Kuert Killer, responsable de la politique sociale chez Travail.Suisse. De plus : « Ces 20 jours ne sont certes pas gratuits, mais ils peuvent être financés par les excédents des APG. » Selon le Conseil fédéral (http://www.bsv.admin.ch/index.html?webcode=d_11095_de), un congé paternité de quatre semaines (= 28 indemnités journalières) coûterait 384 mios de CHF. Au vu de la situation financière des APG et de leurs perspectives à moyen terme, il apparaît qu’en cas d’introduction d’un congé paternité de quatre semaines, l’on pourrait escompter une hausse minime, voire inexistante, des cotisations APG : premièrement parce que les APG enregistrent d’ores et déjà des excédents, et deuxièmement parce que le nombre de jours de service militaire est fortement en recul. « A condition que les cotisations restent à 0.5 pour cent du salaire, et que les recettes, les dépenses et les rendements des placements évoluent conformément aux perspectives du Conseil fédéral, le congé paternité de 20 jours ouvrables peut être financé pratiquement sans augmentation des cotisations », affirme Kuert Killer.

La balle est dans le camp du Parlement

Plusieurs interventions relatives au congé paternité sont pendantes au Parlement. Travail.Suisse continuera de s’engager au niveau parlementaire et de déployer de grands efforts de persuasion afin que le congé paternité devienne une réalité. Il ne s’agit pas d’un problème idéologique, mais d’une question pratique. Les papas d’aujourd’hui ont mérité un congé paternité, car l’on a besoin d’eux – aujourd’hui, et pas seulement demain.

Pour plus d’informations :
• Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Travail.Suisse, 079 777 24 69
• Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique d’égalité Travail.Suisse, 079 598 06 37

Modèle Travail.Suisse : Le congé paternité et ses effets favorables sur la famille et l’économie

Selon Travail.Suisse, le congé paternité de 20 jours ouvrables doit être financé par le régime des APG, comme le congé maternité, et avec un taux de remplacement de 80 pour cent du salaire. Limité à un an après l’accouchement, il doit pouvoir être perçu sous forme de jours isolés. Ainsi serait-il possible de réduire le taux d’occupation de 20 % pendant 20 semaines, ce qui pourrait représenter le début d’une activité lucrative à temps partiel pour le papa. Avec ce modèle, tant les pères que les entreprises auraient la possibilité de tester le travail à temps partiel sur plusieurs mois et, si l’expérience s’avère concluante, d’opter définitivement en faveur du travail à temps partiel.

=> Pour davantage d’informations sur le financement, voir la feuille annexée « Financement »

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2015 05 18 TravailSuisse Factsheet Vaterschaftsurlaub-GAV f.pdf 1585 KB

2015 05 18 MK TravailSuisse Vaterschaftsurlaub Redetext M-Kuert-Killer f.docx 22 KB

2015 05 18 MK TravailSuisse Vaterschaftsurlaub Redetext Valerie-Borioli f.docx 112 KB

2015 05 18 MK TravailSuisse Vaterschaftsurlaub Kostenbeiblatt-2015 f.docx 21 KB

2015 05 18 TravailSuisse Vaterschaftsurlaub Datenblatt-GAV d.pdf 123 KB

18 mai 2015, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale et Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

Le temps de travail sous pression : Il faut des dispositions protectrices précises pour contrer une détérioration constante du temps de travail

Depuis la suppression de l’arrimage du franc suisse à l’euro à un taux plancher, la Suisse se trouve dans une crise monétaire qui accentue la pression sur les travailleurs et travailleuses. Les employeurs demandent surtout une extension du temps de travail. Pourtant, les temps de travail longs et flexibles ainsi qu’un nombre élevé d’heures supplémentaires sont déjà une réalité dont les conséquences sont connues : un million de travailleurs sont épuisés, 300‘000 sont à la limite du burn-out. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, s’engage contre cette tendance. Au lieu de détériorer les conditions de travail, il faut mettre en place des dispositions protectrices précises. En effet, les entreprises ne peuvent se maintenir à long terme dans une économie globalisée qu’avec des collaborateurs motivés et en bonne santé. suite

La situation des travailleurs se détériore en permanence : Le personnel soignant est confronté à du travail sur appel, des changements à court terme des plans de travail ou des journées de travail excessivement longues. Les travailleurs du commerce de détail employés à temps partiel reçoivent, intentionnellement, un quota d’heures insuffisant les obligeant ainsi à accepter des affectations à très court terme, lorsqu’il y a des « trous » à combler et, qui plus est, avec des salaires bas ou très bas. En bref : Une grande partie des travailleurs est menacée de devenir une variable d’ajustement du marché du travail.

Les solutions de Travail.Suisse face à des utilisations abusives de la crise

La suppression de l’arrimage à l’euro peut entraîner des problèmes pour l’économie. C’est justement pour cette raison que des syndicats comme Syna tendent aussi la main aux entreprises pour négocier des mesures à court terme et limitées dans le temps. Mais, beaucoup d’entrepreneurs et de politiciens veulent surtout utiliser la crise comme un prétexte pour optimiser les marges des bénéfices et ciblent, en particulier, les conditions de travail des travailleurs pour y parvenir. « Ce développement sur le dos des travailleurs est dévastateur et entraînera des dommages à moyen et long terme », dit Gabriel Fischer, Responsable de la politique économique chez Travail.Suisse. « Ce qu’il faut, ce sont des mesures protectrices précises et des conditions de travail équitables. C’est la seule façon d’obtenir un engagement total de la part des travailleurs. » Le vice-président de Travail.Suisse et Conseiller national, Jacques-André Maire, a désormais déposé deux interventions parlementaires pour protéger le marché du travail et améliorer les conditions de travail. Les propositions prévoient des solutions pour deux problématiques de plus en plus précaires : En premier, il faut mentionner la revalorisation du travail partiel, qui est élémentaire justement dans les périodes de pénurie de main-d’oeuvre. La motion 15.3102 « Heures supplémentaires: égalité de traitement entre travail à temps partiel et travail à plein temps » doit, pour cette raison, adapter le plafond du temps supplémentaire au taux de pourcentage du poste. Aujourd’hui, nous assistons trop souvent à la mutation d’un poste à temps partiel en un poste à temps plein par le truchement des heures supplémentaires additionnées, le salaire, lui, continuant d’être versé selon le pourcentage du taux d’occupation initial. Les travailleurs employés à temps partiel constituent donc une zone tampon gratuite absorbant les fluctuations de la charge de travail. Une deuxième problématique est le délai de communication des horaires de travail ou du travail en équipe. Ce délai est aujourd’hui fixé à deux semaines, ce qui conduit souvent à modification de dernière minute des plans de travail. Les travailleurs servent donc de variable d’ajustement pour une planification insuffisante des ressources et sont appelés spontanément pour des missions de travail, dans des délais toujours plus courts. La motion 15.3101 « Relèvement du délai d’annonce des horaires de travail à quatre semaines » réclame l’augmentation du délai de communication à quatre semaines, ce qui augmentera la sécurité de la planification pour les travailleurs et, non seulement améliorera la compatibilité entre l’activité professionnelle et la famille, mais la rendra tout simplement praticable.

Travail.Suisse appelle les employeurs et les politiciens à ne pas profiter de la crise pour optimiser les marges de leurs bénéfices. Les recettes, dont a besoin le marché du travail actuellement, ne sont ni la dérégulation ni la flexibilisation, mais des conditions de travail bonnes et équitables pour les travailleurs. Une possibilité de planifier correctement les missions de travail, suffisamment de temps de repos et une meilleure compatibilité entre l’activité professionnelle et la famille contribuent à avoir une main d’oeuvre motivée et en bonne santé. Seule une telle main d’oeuvre pourra relever les défis de l’avenir.


Un assouplissement de la saisie du temps de travail crée des espaces vides

La saisie du temps de travail sert à protéger les travailleurs. La saisie permet de documenter les éventuelles heures supplémentaires, de pouvoir respecter les pauses, d’obtenir des suppléments de salaire ou de temps pour le travail de nuit ou du dimanche ou encore des droits aux vacances. Ces points sont, certes, définis dans la loi sur le travail et conservent leur validité même en cas de suppression de la saisie du temps de travail. Mais, la possibilité de fournir une preuve est remise en question par l’absence de saisie, comme le montre un mémorandum commandé par Travail.Suisse à l’institut de recherche pour le travail et le droit du travail de l’université de St Gall. Pour Travail.Suisse, il existe quatre revendications principales :

• Le renoncement à la saisie du temps de travail ne doit pas être synonyme d’un renoncement aux mesures protectrices pour les travailleurs ;
• Les questions ouvertes et les problématiques, identifiées dans le mémorandum de l’université de St Gall, doivent être clarifiées lors de la consultation pour effectuer des modifications concrètes de l’ordonnance 1 de la loi sur le travail, et être prises en compte lors de la mise en application ;
• Le déficit d’exécution doit être comblé, c’est-à-dire que les contrôles prévus sur le marché du travail doivent être effectués pour les travailleurs qui sont soumis à la saisie du temps de travail ;
• Les infractions doivent être sanctionnées et toutes les demandes ultérieures visant à un renoncement de la saisie du temps de travail doivent être annulées.

> Lien vers le mémorandum :

Plus d’informations:
Jacques-André Maire, Conseiller national et vice-président de Travail.Suisse, Tél. 078 709 48 50
Arno Kerst, Président de Syna, Tél. 079 598 67 70
Gabriel Fischer, Responsable de la politique économique de Travail.Suisse, Tél. 076 412 30 53

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2015 03 26 MK TravailSuisse Arbeitszeit-im-Gegenwind Redetext G-Fischer f.docx 49 KB

2015 03 26 MK Syna Arbeitszeit-im-Gegenwind Redetext Arno-Kerst f.docx 49 KB

2015 03 26 MK TravailSuisse Arbeitszeit-im-Gegenwind Redetext JA-Maire f.docx 17 KB

26 mars 2015, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

Résultats des négociations salariales 2015 : Les travailleurs ne peuvent pas profiter d’une conjoncture économique favorable

La situation économique aussi bien que les perspectives se présentent de manière tout à fait positive pour 2015. Pourtant les travailleurs n’en profitent pas ou presque pas : Les résultats des négociations salariales pour l’année à venir varient de zéro à des augmentations se trouvant dans une fourchette de 1.8% au maximum. La plupart des augmentations salariales se situent en moyenne en dessous de 1%. Pour Travail.Suisse, l’association faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, c’est insuffisant. suite

L’économie suisse s’est très bien comportée aux cours de ces dernières années. C’est surtout le marché intérieur qui s’est avéré dynamique, la situation à l’exportation étant plus morose mais cependant solide. Le Secrétariat d’Etat à l’économie SECO présente à nouveau des perspectives de croissance réjouissantes pour la Suisse. Le PIB doit augmenter de 1.8%, d’ici à la fin 2014, et même de 2.4% en 2015. De même pour la zone euro, la croissance économique prévue est de 1.2%.

Augmentations salariales insuffisantes

L’organisation faîtière Travail.Suisse et les fédérations affiliées Syna, transfair et Hotel&Gastro Union ont annoncé les négociations salariales 2015 en août 2014, alors que la situation économique se présentait de manière solide et les perspectives positives. Les salaires, quant à eux, n’arrivent pas à suivre cette progression. L’augmentation moyenne prévue en 2015 pour les travailleurs se situera entre zéro et 1.8%, mais les salaires augmenteront en moyenne de moins de 1% et les augmentations se situant au dessus de 1% n’ont pu être obtenues que pour quelques cas rares.

Le partenariat social en difficulté

Les négociations salariales 2015 se sont déroulées d’une manière extrêmement laborieuse. Malgré des perspectives économiques positives, beaucoup d’entreprises ont clairement voulu freiner la progression salariale. Dans l’ensemble, les résultats obtenus sont insuffisants. « Les salaires stagnent dans beaucoup de domaines malgré des perspectives économiques positives », dit Gabriel Fischer, le responsable de la politique économique de Travail.Suisse. Dans la construction, le partenariat social est totalement bloqué, suite à la rupture des négociations par les employeurs. Mais dans diverses autres branches et entreprises aussi, les négociations salariales se sont terminées sans résultats. Travail.Suisse lance un appel aux employeurs à s’ouvrir davantage pour faire exister un partenariat social vivant, en particulier en ce qui concerne les négociations salariales.

Plus d’informations:
• Gabriel Fischer, Responsable de la politique économique Travail.Suisse,
Tél. 076 412 30 53
• Arno Kerst, Président Syna,
Tél. 079 598 67 70
• Eric Dubuis, Membre de la direction et secrétaire de Romandie Hotel & Gastro Union,
Tél. 079 290 76 26
• Stefan Müller-Altermatt, Conseiller national et vice-président de transfair, le Syndicat
Tél. 079 332 15 26

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2014 12 15 TravailSuisse MK Lohnergebnisse 2015 Redetext G Fischer f.doc 48 KB

2014 12 15 Syna MK Lohnergebnisse 2015 Redetext A-Kerst f.docx 53 KB

2014 12 15 HotelGastroUnion MK Lohnergebnisse 2015 Redetext E-Dubuis f.pdf 719 KB

2014 12 15 transfair MK Lohnergebnisse 2015 Redetext S-Mueller-Altermatt f.pdf 40 KB

15 décembre 2014, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon