Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

Votations fédérales du 4 mars 2018 : non à « no Billag » et oui au nouveau régime financier

Lors de sa séance d’aujourd’hui, le Comité de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, recommande à l’unanimité de dire non à l’initiative « no Billag » et oui au nouveau régime financier. suite

L’*initiative « no Billag »*, en prévoyant de supprimer les redevances radio et télévision et en interdisant tout subventionnement de chaînes de radio et télévision, met de facto fin au service public audiovisuel. Non seulement la SSR serait très gravement touchée mais aussi de nombreuses chaînes locales et régionales qui dépendent de manière prépondérante de la redevance. Il en résulterait un grave affaiblissement de la diversité linguistique et culturelle mais aussi de la démocratie. La suppression de la redevance entraînerait une réduction de l’offre en matière d’information et de débats nécessaires pour se forger une opinion sur différents thèmes. L’information sera davantage orientée en fonction d’intérêts privés. Les travailleurs et travailleuses seront prétérités car, avec la disparition du service public audiovisuel, qui garantit la pluralité et la diversité des opinions, les thèmes qui les concernent directement seront moins pris en considération ou alors traités de manière partiale.

Un oui à l’initiative « no Billag » privera la SSR de l’essentiel de ses moyens et on voit mal comment elle pourrait les compenser suffisamment par d’autres sources de financement. Il en résultera donc des suppressions d’emplois massives à la SSR mais aussi auprès des chaînes privées locales et régionales pour lesquelles la redevance peut représenter jusqu’à deux tiers de leurs recettes.

Le nouveau régime financier est indispensable pour garantir à partir de 2021 et jusqu’en 2035 que la Confédération continue à bénéficier des sources de revenus que sont la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et l’impôt fédéral direct (IFD). Etant donné que l’IFD date de 1983 et la TVA de 1995, et que la part de ces impôts représentent environ deux tiers des recettes de la Confédération, Travail.Suisse aurait souhaité qu’on les inscrive définitivement dans la Constitution fédérale comme le proposait le Conseil fédéral. Etant donné que cette option n’a pas été retenue, il faut au moins garantir les recettes de l’IFD et de la TVA à partir de 2021 et jusqu’en 2035.

Pour d’autres informations :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, Tél. 079 287 04 93
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, Tél. 079 777 24 69

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2017 11 15 PAROLEN NoBillag-und-Finanzordnung2021 f.docx 40 KB

15 novembre 2017, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Le comité de Travail.Suisse demande un financement solide de l’AVS via un pourcent Baby Boomer

La réforme de la prévoyance vieillesse 2020 a échoué dans les urnes le 24 septembre 2017. Deux types de non se sont cumulés : celui bourgeois et celui motivé par des considérations sociales. Il est toutefois incontesté que l’AVS a besoin d’un financement supplémentaire pour financer la génération des Baby Boomer. Le Comité de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses a, lors de sa séance d’aujourd’hui, adopté à l’unanimité une résolution qui demande au moins un pourcent Baby Boomer dans la TVA. suite

Les analyses sur l’échec de la réforme de la prévoyance vieillesse montrent que le rejet est dû aussi bien à un non bourgeois (notamment contre le supplément AVS) qu’à un non de politique sociale (notamment contre un relèvement de l’âge de la retraite des femmes). Une nouvelle mouture de la réforme n’a de chance de recueillir une majorité que si l’on tient compte des deux côtés ayant conduit à ce non. Ce qui est par contre sûr : l’AVS a besoin obligatoirement d’un financement supplémentaire – et le plus vite sera le mieux.

Pour le comité de Travail.Suisse, le premier pas doit aller dans la direction d’une solution de financement rapide. « Il faut combler le plus vite possible la lacune de financement dans l’AVS. Nous savons tous que chaque année qui passe sans agir fait augmenter très fortement le besoin de financement » indique Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse. La résolution demande que le Fonds AVS en 2030 représente 100 pourcent des dépenses d’une année. Pour y parvenir, il faut, comme mesure urgente, relever la TVA d’au moins un point de pourcentage, « le pourcent Baby Boomer ». Mais comme le besoin de financement jusqu’en 2030 va bien au-delà d’un pourcent de TVA, il faudra le compléter par d’autres sources de financement.

Pour les lignes directrices de la résolution

Pour d’autres informations :
Adrian Wüthrich président de Travail.Suisse, Tél. 079 287 04 93
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, Tél. 079 777 24 69

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2017 11 15 RESOLUTION Medienmitteilung TravailSuisse Altersvorsorge f.docx 40 KB

2017 11 15 RESOLUTION TravailSuisse Altersvorsorge f.docx 42 KB

15 novembre 2017, Adrian Wüthrich, Président et Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Le Conseil fédéral embellit les effets de la digitalisation

Le Conseil fédéral tire un bilan positif des effets de la digitalisation sur l’emploi et les conditions de travail dans un rapport publié aujourd’hui. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses partage certes l’avis que l’on a peu ressenti les effets de la digitalisation jusqu’ici mais perçoit aussi des risques pour les travailleurs et travailleuses. C’est en particulier la formation et la formation continue qui joueront un rôle déterminant pour venir à bout sans dommages du changement structurel à venir. suite

Il est juste et important que le Conseil fédéral planifie des mesures pour améliorer les données fondamentales sur les nouvelles formes d’emploi et les modifications de l’emploi et des conditions de travail dans le contexte de la digitalisation. « Mais le Conseil fédéral ne doit en aucun cas fermer les yeux sur les risques de la digitalisation. Un des grands dangers de la digitalisation est justement l’accroissement des rapports de travail précaires et atypiques d’un côté et, de l’autres, l’écart entre l’élite digitale et les fournisseurs digitaux, respectivement les prestataires de services personnels » indique Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique à Travail.Suisse. La flexibilisation croissante du travail et de la durée du travail provoquent aussi des charges supplémentaires de travail et sur le plan psychosocial comme le stress ou un épuisement psychique. L’étude du Seco sur le stress tout comme « Baromètre Conditions de travail » de Travail.Suisse attestent de l’augmentation du stress dans le monde du travail. Le rapport du Conseil fédéral ne prend malheureusement pas suffisamment en considération ces aspects.

Insuffisance des mesures pour développer davantage la formation et la formation continue

Le Conseil fédéral reconnaît dans son rapport que la formation et la formation continue sont essentielles pour faire du changement structurel provoqué par la digitalisation un succès. Mais les mesures proposées restent insuffisantes. I faut certes saluer un développement ciblé des compétences de base au lieu de travail et des compétences MINT dans le système de formation ainsi que la clarification des possibilités offertes par les mesures du marché du travail de l’assurance-chômage à des fins de reconversion. Toutefois il manque, hormis ces mesures ponctuelles, un plan général sur la manière de développer la formation continue pour les travailleuses et travailleurs qui risquent de décrocher en raison du changement structurel.

Pour d’autres informations :
Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique, 076 412 30 53

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2017 11 08 MM Bericht Digitalisierung f.docx 45 KB

08 novembre 2017, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

L’Union suisse des arts et métiers lance une nouvelle attaque frontale contre la loi sur le travail

La loi sur le travail est soumise régulièrement à des attaques ces derniers temps. C’est l’Union suisse des arts et métiers (usam) qui lance maintenant une nouvelle offensive : sous le couvert de la flexibilité, elle vise à vider de sa substance la loi sur le travail. C’est très mauvais pour la santé des travailleurs et travailleuses. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, et partenaire social national de l’usam, est disposée à discuter de la loi sur le travail mais combattra toutes les détériorations unilatérales et exige d’abord un énoncé clair sur la saisie du temps de travail. suite

Après que la commission de l’économie du Conseil des Etats ait accepté au début septembre les deux initiatives parlementaires Graber (16.414) et Keller-Sutter (16.423), l’usam lance aujourd’hui une nouvelle attaque.. Elle propose des modifications concrètes dans la loi sur le travail et les ordonnances correspondantes toutes faites unilatéralement au profit des employeurs et au détriment des travailleurs et travailleuses – comme avec la proposition de relever la durée maximale de la semaine de travail à 50 heures. « L’usam ne prend pas au sérieux la situation de très nombreux travailleurs et travailleuses avec ces propositions. La loi sur le travail de la Suisse est déjà l’une des plus libérales d’Europe avec une durée du travail plus longue et plus flexible. La demande de relever de plus de 11 pourcent la durée du travail ne manque pas de culot » indique Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse.

Les travailleurs et travailleuses déjà sous pression aujourd’hui

Déjà aujourd’hui, la pression sur les travailleurs et travailleuses est élevée. Le stress, les lourdes charges de travail et les burnouts ont fortement augmenté au cours des années passées. Les coûts des cas de maladie dus au stress augmentent depuis des années. Les propositions de l’usam mettent encore plus les travailleurs et travailleuses sous pression : « Les conséquences de périodes de travail plus longues, de moins de temps de repos sont claires : plus de stress, plus de risques pour la santé et plus de coûts pour l’économie » indique Adrian Wüthrich. Il ressort du « Baromètre. Conditions de travail » de Travail.Suisse, que c’est la perte de l’autonomie de son temps de travail dans le monde professionnel qui est vue comme la plus grande dégradation (voir Le baromètre Conditions de travail 2016). La conciliation de la vie familiale et professionnelle, l’important engagement dans la famille en tant que parents ou proches aidants, la vie privée, la formation continue, l’engagement dans la société pour des tâches de milice dans la politique ou des associations seront rendus encore plus difficile sinon impossibles.

Travail.Suisse est disposée à dialoguer avec les associations d’employeurs dans le cadre du partenariat social et de faire des propositions au monde politique. « Mais il ne faut pas franchir une ligne insupportable pour les travailleurs et travailleuses. Cela signifie qu’il ne faut pas augmenter encore la durée du travail et stopper la poursuite du démantèlement de la saisie du temps de travail. Il faut aussi que les associations d’employeurs soient prêtes à faire des compromis », relève encore Adrian Wüthrich. Travail.Suisse luttera avec détermination contre le démontage de la loi sur le travail comme on le fait actuellement.

Pour plus d’informations :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, Mobile : 079 287 04 93

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2017 11 07 MM SGV-startet-Frontalangriff-auf-Arbeitsgesetz f.docx 41 KB

07 novembre 2017, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

L’enrichissement des assureurs-vie dans le 2ême pilier doit cesser

Le blocage politique dans le 2ème pilier provoque une perte de confiance dont sont surtout responsables divers acteurs qui gagnent beaucoup d’argent avec le 2ème pilier. Il en va ainsi des grandes sociétés d’assurance-vie. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses a analysé les derniers chiffres relatifs aux affaires faites dans le 2ème pilier et constate que les assureurs-vie continuent à faire des bénéfices surfaits pendant que les assuré-e-s doivent se serrer la ceinture. suite

Pour qu’une réforme politique dans le 2eme pilier aboutisse dans un délai prévisible, la première chose à faire est rétablir la confiance. Les réactions concernant la campagne de votation sur la réforme de la prévoyance vieillesse 2020 montrent que la population n’a pas apprécié que l’on gagne beaucoup d’argent dans le 2ème pilier avec sa propre prévoyance vieillesse. Les bénéfices surfaits des sociétés d’assurance-vie privées doivent enfin cesser dans l’assurance sociale prévoyance professionnelle. C’est une condition pour le rétablissement de la confiance.

Travail.Suisse a à nouveau analysé les bénéfices des assureurs-vie à l’aune des derniers chiffres disponibles de la Finma. Le bilan est décevant. Comme jusqu’ici, les assureurs-vie font des bénéfices exagérés en raison d’une réglementation obscure et des primes de risque élevées abusives. Les bénéfices se sont montés à 602 millions de francs en 2016. C’est de l’argent qui sort du 2ème pilier et qui n’est plus disponible pour la prévoyance vieillesse des travailleuses et travailleurs assurés.

Une comparaison diachronique montre que les bénéfices sont restés constants malgré les jérémiades de la Finma et des assureurs. En revanche, la part, de toute manière réduite, des travailleuses et travailleurs assurés aux excédents a encore reculé plus fortement au cours de ces dernières années. Les assureurs ne se gênent donc pas de plumer encore plus les assurés pour maintenir leurs bénéfices.

Trouvez les chiffres détaillés sur les bénéfices des assureurs-vie en annexe (en allemand seulement).

Pour plus d’informations :
Matthias Kuert Killer, responsable de la politique sociale, tél. 079 777 24 69

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2017 11 02 MM Lebensversicherer f.docx 44 KB

2017 11 02 Zusammenstellung Kenzahlen 05 bis 016-def.pdf 434 KB

factsheet d 16 druck2.pdf 2106 KB

02 novembre 2017, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

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Responsable de la communication
031 370 2111 ou
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